Lutte contre la malnutrition au Sénégal : la farine infantile enrichie remise aux nécessiteux

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La propagation de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) a porté un coup fatal à la communauté internationale notamment sur le plan économique. En réponse aux conséquences de cette pandémie, les entreprises bénéficiaires du Programme PLASEPRI/PASPED ont apporté, le 9 novembre 2020 à Thiès, une région située à 70 km à l’est de Dakar, leur contribution à la lutte contre la malnutrition au Sénégal. Elles ont remis plus de sept tonnes de farine infantile enrichie destinée aux enfants de moins de cinq ans de six régions (Dakar, Diourbel, Thiès, Kaolack, Louga et Saint-Louis), à la Cellule de lutte contre la malnutrition (CLM).

Le Programme PLASEPRI/PASPED, cofinancé par l’UE, le gouvernement d’Italie et le gouvernement du Sénégal, prévoit un accompagnement financier et une assistance technique aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), des bourses de stage et foires pour l’emploi, la mobilisation de la diaspora sénégalaise en Europe, principalement celle d’Italie, pour investir au Sénégal, lit-on dans un communiqué de presse officiel parvenu à VivAfrik. 

Selon la même source, le soutien financier au secteur privé apporté par le Projet s’effectue notamment à travers la mise à disposition de subventions. En réponse à la crise sanitaire et économique consécutive à la Covid-19, ces subventions sont destinées principalement aux secteurs alimentaires, agricoles, agro-alimentaires, sanitaires et para-sanitaires des régions cibles du PASPED. La pandémie a en effet accru la nécessité d’accompagner les couches économiques les plus défavorisées : le PASPED a donc réorienté une partie de ses activités pour soutenir les plus touchés par les conséquences économiques de la pandémie, marquant ainsi la solidarité de la « Team Europe ».

Le dispositif a ainsi permis d’appuyer les activités des entreprises, d’assurer un revenu à leurs employé(e)s et de lancer une « production solidaire » pour soutenir les plus démunis. La « production solidaire », sous forme de dons en nature, surtout de denrées alimentaires, constitue une réponse directe aux incidences négatives de la crise, telles que l’augmentation de la malnutrition parmi les couches les plus vulnérables.

Dans ce cadre, 136 entreprises ont été soutenues, ce qui a permis de préserver plus de 4 300 emplois. La « production solidaire » générée a permis de distribuer plus de 300 tonnes de denrées alimentaires, mais aussi des milliers de savons et autres produits d’hygiène.

A signaler que l’opération s’est déroulée en présence de Marina Palombaro, Coordinatrice du PASPED pour l’Agence italienne de coopération (AICS), Stéphane Devaux, Chef d’équipe Emploi et Croissance inclusive à la Délégation de l’Union européenne (UE) au Sénégal, Alioune Sow, Maire de Thiès Ouest, Auguste Mory Tall, président du site nutrition Grand Thiès de la CLM, ainsi que Awa Thiandioum, Représentante des entreprises bénéficiaires du PASPED et productrices de farine infantile, et d’acteurs communautaires.

A propos du programme PLASEPRI/PASPED :

Le projet PASPED est financé dans le cadre du Fonds Fiduciaire d’Urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique de l’Union Européenne.

Il vient compléter les actions de la PLASEPRI (Plateforme d’appui au secteur privé et à la promotion de la diaspora sénégalaise), fruit de la coopération bilatérale italo-sénégalaise, visant les mêmes objectifs : assistance financière et technique aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME) et soutien au potentiel économique local et celui de la diaspora en Italie, afin de développer l’emploi.

Le PASPED permet le déploiement d’activités complémentaires à celles de la PLASEPRI : instruments financiers innovants, assistance technique et de renforcement des capacités pour soutenir un plus grand nombre de MPME et créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes.

Cette convergence entre la PLASEPRI et le PASPED se traduit dans un Programme Global Unique (PGU) dont les composantes principales sont l’assistance financière, l’assistance technique, des bourses et foires de travail, la mobilisation de la diaspora sénégalaise en Europe, principalement celle d’Italie, pour investir au Sénégal.

Moctar FICOU / VivAfrik 

1 COMMENTAIRE

  1. Il est très important d’apporter des farines enrichies pour traiter les cas d’avitaminose A dans des familles vulnérable. Cependant, il serait certainement aussi intéressant de promouvoir les cultures d’Amarante bien connue des femmes au Sénégal . Il serait aussi souhaitable de faire cultiver des baobabs sur de petites surfaces à la manière de ceux qui réalisent des pépinières. On peut cultiver des baobabs comme des choux sur une planche de semis 50 baobabs au M². Comme nous l’explique et l’ont expérimenter deux chercheur Burkinabés Messieurs André Bationo et Marcel Nagalo (de la station de recherche de l’INERA, à Saria) ont tenté l’expérience. Ils ont semé des baobabs dans leur jardin, en les espaçant de 15 cm les uns des autres. Ce qui donne environ 50 baobabs par mètre carré (m2). ( Il est possible de réaliser la même chose avec le Moringa)
    Évidemment, il n’est pas question de laisser grandir ces baobabs : au bout de 30 à 45 jours, ils sont assez grands pour être coupés (ils font déjà 40 à 60 cm de haut). Vous les coupez alors à 10 cm du sol (si vous les coupez à 5 cm, ils ne vont pas repartir aussi bien), et vous avez votre sauce pour nourrir votre famille, et pour vendre le reste au marché. Chaque mois (ou même toute les deux semaines), vous pouvez couper vos baobabs et récolter ainsi les feuilles fraîches dont vous avez besoin. Il est aussi possible de planter des moringas près de sa maison et pour avoir sous la main des feuilles pour compléter les céréales. Les associations et les bailleurs de fonds doivent aussi agir en amont et proposer aux familles vulnérables des solutions qu’elles maitrisent pour se nourrir convenablement et éviter la malnutrition. La malnutrition ne devrait pas exister au Sénégal , j’en suis responsable, vous en êtes responsables , nous en sommes tous responsables Jean yves Clavreul

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