Une entreprise chinoise commence la transformation du manganèse dans une ville de Zambie

0

Un haut responsable du gouvernement à Kabwe, ville de la province centrale en Zambie, a révélé dans une interview publiée vendredi qu’une usine chinoise de transformation du manganèse à Serenje, petite ville de la province, était entrée en fonctionnement. Bernard Chomba, secrétaire permanent de la province centrale, a révélé que la compagnie minière chinoise Chi Metal avait ouvert une usine de transformation du manganèse dans le district de Serenje. Il s’est réjoui d’observer que l’entreprise avait depuis entamé l’activité et fonctionnait à pleine capacité. La construction de ce projet a représenté un coût de 9 millions de dollars, a précisé ce responsable. L’entreprise a déjà créé 150 emplois permanents, sur un objectif de 400, a indiqué M. Chomba. Selon lui, cet événement est positif car il aidera à transformer l’économie de la population locale. Il a souligné que l’usine de transformation de manganèse créerait de la valeur ajoutée dans le secteur minier et contribuerait ainsi de manière importante à sa base de revenus nationale. Les investissements chinois dans la province ont eu un impact positif important sur l’économie, a-t-il observé. M. Chomba a ajouté que l’établissement de cette usine était un témoignage de la grande amitié qui existe entre la Zambie et la Chine, renseigne xinhuanet.com.

Guinée : impact économique du secteur minier de 2011 à 2020                                            

Un an après l’avènement du président Alpha Condé à la magistrature suprême du pays, plusieurs reformes ont été réalisées dans le secteur minier dans le but de faire de ce domaine un véritable levier de développement socioéconomique. Parmi ces réformes, il y a eu tout d’abord de l’assainissement du cadre juridique de l’environnement des affaires dans le secteur par une revue des conventions et titres miniers, publication de toutes les conventions et titres miniers, la mise en place d’un cadastre minier moderne et transparent, la création d’une bourse de sous-traitance pour les entreprises locales et la création d’un guichet unique dédié au développement des projets miniers entre autres. Des réformes qui ont permis l’augmentation du nombre de sociétés minières aussi bien en phase d’exploitation, qu’en phase d’exploration et de développement. Le nombre de société en exploitation qui était de six (6) en 2010 est passé à dix-sept (17) en 2020. Le nombre de société est quant à lui passé de seulement 12 en 2010 à 340 en 2019. Elles ont aussi fait de la Guinée, une destination privilégiée des investissements miniers en Afrique, avec un niveau total d’investissements réalisés de 6,4 milliards de dollars à une moyenne annuelle de 604 millions de dollars sur la période 2011 à 2019. La partie la plus importante de ces investissements a été réalisée sur la période 2015 à 2020 pour un montant total de 6,2 milliards de dollars USD, soit près de 97% du total des investissements réalisés sur la période 2011 à 2020. Et comme conséquence de l’accroissement de la production minière, le nombre d’emplois a été multiplié par 2,7 entre 2010 et 2019. Des emplois qui ont permis de générer des revenus aux ménages à travers la masse salariale versée aux travailleurs qui a été multipliée par quatre. Pour ce qui est du financement des collectivités, le secteur minier est devenu une source importante. Les ressources de l’ANAFIC représentent 15% de taxes mobilisées par l’Etat et sont destinées à l’ensemble des collectivités. Celles du FODEL représentent 1%. Pour beaucoup de spécialistes, l’exploitation minière contribue donc à réduire l’incidence de la pauvreté, note mosaiqueguinee.com.      

Une quarantaine de mineurs pris au piège dans l’effondrement d’une mine au Zimbabwe

La Fédération nationale des mineurs au Zimbabwe a annoncé, jeudi 26 novembre 2020, qu’une quarantaine de mineurs illégaux sont coincés au fond de la mine d’or désaffectée, Ran Gold Mine, qui s’est effondrée la veille, dans la ville de Bindura. Cette estimation du nombre de personnes coincées sous terre a été communiquée par six de leurs collègues qui ont pu être dégagés des décombres. Les rescapés ont indiqué qu’il y avait environ 40 personnes dans le puits de mine au moment de l’accident, a fait savoir Wellington Takavarasha, président de la Fédération des mineurs. Des équipes de secours étaient sur place pour tenter de sauver ces mineurs, sous le regard inquiet des centaines de personnes rassemblées sur le site, dont des proches des mineurs menacés par la mort. Un responsable des secours, Nathan Nkomo, a indiqué que la mine s’est effondrée après que les mineurs, aient « fait exploser certains piliers ». Cet accident n’est pas le premier du genre au Zimbabwe, un pays dont le sous-sol est riche en minerais (platine, dimant, or, cuivre…) et où de nombreux hommes, au chômage, tentent de subvenir à leurs besoins en opérant dans l’illégalité dans des mines abandonnées. Le chômage avoisine les 90% dans cet Etat d’Afrique de l’Est. L’année passée, le pays a enregistré deux mésaventures dans des puits de mines désaffectées, en février et en mai, tuant respectivement 24 et neuf mineurs informels. Le secteur minier figure parmi les principaux moteurs de l’économie zimbabwéenne. D’après les données de la Chambre des mines, il a généré en 2019 plus de 60% des recettes en devises, contribuant ainsi à près de 16% du Produit intérieur brut (PIB) national, souligne agenceafrique.com.

Moctar FICOU / VivAfrik  

Laisser un commentaire