Kalemie (RDC) : des pêcheurs utilisant des filets prohibés sur le lac Tanganyika aux arrêts

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Des unités mixtes Police nationale congolaise (PCN), Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et autres services de sécurité pour la traque des pêcheurs utilisant des filets empoisonnés, ont pris d’assaut jeudi dernier la grande localité de Kasambondo à 20 km du nord de la ville de Kalemie sur le littoral du lac Tanganyika qui est réputée bastion des pêcheurs utilisant les filets prohibés. Le général Ruvunangiza lors de la parade mixte du même jeudi au camp Marin à Kalemie, a fait savoir que cette opération qui n’est qu’à ses débuts, a été déclenchée, après l’assassinat d’un élément de la police en poste en début de semaine par des inconnus ayant réussi à emporter deux armes, rapporte l’ACP. Et après plusieurs jours de sensibilisation vaine, près de 400 filets d’usage, une dizaine de gites contenant des filets neufs, une dizaine des  moteurs hors-bords saisis et une dizaine des personnes présumées auteurs directs ou indirects de cette détention illégale, ont été interpellées. Il faut signaler que c’est une opération du gouvernement provincial qui est exécutée par la police nationale congolaise avec l’appui de l’armée sous la conduite des généraux, le contre-amiral, Jean-Marie Ruvunangiza du 22e groupement naval et Yav Jean Mukaya, commissaire provincial de la PNC et le colonel Alex Munyalizi, commandant second de la 22e Brigade de réaction rapide et autres responsables des services de l’ordre et de sécurité. Il sied de noter également que 3 membres du gouvernement Zoé Kabila Mwanzambala  ont fait le déplacement de Kasambondo, et ont assisté à l’incinération desdits filets à savoir, le ministre près du gouverneur, le ministre de l’Intérieur et  celui de l’Agriculture, pêche et élevage. L’objectif de cette opération, est de préserver la population contre un génocide biologique qui pourrait venir, à cause de la consommation de poissons pêchés par ces filets, ensuite protéger aussi la biodiversité halieutique du majestueux lac d’où résulte le nom de la province du Tanganyika, lit-on dans les colonnes de digitalcongo.net.             

Piètre traçabilité des produits de la mer et pertes de revenus, déplore Oceana Canada

Une organisation caritative qui a pour mission de restaurer la richesse des océans au Canada déplore que le pays n’ait toujours pas les normes de traçabilité adéquates pour réglementer ses chaînes d’approvisionnement et prévenir la pêche illégale, la fraude et l’étiquetage trompeur des produits de la mer. Dans son rapport transmis jeudi, Oceana Canada affirme que la faiblesse des normes entraîne des pertes fiscales annuelles pouvant atteindre 93,8 millions $ de même que jusqu’à 379 millions $ en pertes de revenus pour les travailleurs de l’industrie canadienne des produits de la mer. Chaque année, les Canadiens dépenseraient sans le savoir jusqu’à 160 millions $ pour les produits de la mer issus de la pêche illégale, non réglementée et non déclarée. L’année dernière, le gouvernement du Canada s’était engagé à mettre en oeuvre un système de traçabilité du navire jusqu’à l’assiette du consommateur, mais aucun échéancier n’a été établi à cet effet. Oceana affirme que certains importants partenaires commerciaux du Canada ont depuis longtemps des exigences de traçabilité beaucoup plus strictes, incluant les États-Unis et l’Union européenne (UE). Oceana Canada demande au gouvernement fédéral d’établir un plan concret qui exige que les informations importantes accompagnent les produits de la mer tout au long de la chaîne d’approvisionnement, incluant la documentation des prises pour tous les produits domestiques et importés. L’organisme espère aussi qu’on améliore les mesures de vérification de la traçabilité, telles que l’identification de l’espèce par test d’ADN, et des mesures de contrôle avec des pénalités assez importantes pour décourager la fraude. Il souhaite aussi un meilleur étiquetage des produits, souligne de son côté lesoleil.com.        

La Colombie interdira tout type de pêche au requin

La Colombie va interdire totalement la pêche au requin pour freiner le commerce des ailerons de cet animal prisés sur le marché asiatique, a annoncé vendredi le ministre de l’Environnement, Carlos Eduardo Correa. Le gouvernement va modifier la législation en vigueur depuis 2017, qui permet un quota réduit de pêche artisanale, pour interdire «à 100%» la capture de requins, a déclaré M. Correa à la radio W. «Un des impacts importants de cette décision est de freiner la commercialisation des ailerons et du requin», a-t-il ajouté, en déplorant «un commerce illégal très international, la commercialisation exotique des ailerons de requins». La mesure, qui entrera en vigueur par décret, vise à en finir avec la capture involontaire et artisanale de requins dans les eaux colombiennes des océans Atlantique et Pacifique, car leur pêche directe est déjà interdite. Le président Ivan Duque a salué cette décision et affirmé qu’il signera le décret en l’accompagnant de «mesures de compensation» pour les communautés qui, par tradition, pêchent le requin pour la consommation locale. Selon M. Correa, il est notamment envisagé d’indemniser environ 250 familles des départements de Guajira (nord) et 300 autres du littoral Pacifique (sud-ouest). La population de requins a été décimée au cours des dernières décennies en raison de la commercialisation des ailerons et de la pêche industrielle. La Colombie, un des pays à la biodiversité parmi les plus importantes de la planète, compte quelque 76 espèces de requins sur les 500 identifiées dans le monde. Les pêcheurs coupent en général l’aileron, très prisé sur les marchés asiatiques, avant de rejeter à l’eau l’animal mutilé. Selon la militante de l’environnement Sandra Bessudo, la décision a des conséquences sur la préservation de l’espèce, mais aussi sur la santé des consommateurs, du fait que la chair des requins présente un «indice élevé de mercure», utilisé dans l’extraction illégale de l’or. «Il s’agit de travailler avec les communautés afin qu’elles puissent se développer économiquement à travers des activités respectueuses de la conservation» des espèces, a-t-elle déclaré à l’AFP. L’ONG Wild Aid estime que quelque 73 millions de requins meurent chaque année à cause de ce commerce et qu’au moins 70 espèces sont en voie d’extinction, indique le site d’information afrique24.com.

Moctar FICOU / VivAfrik   

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