Guinée : La CBG continue son offensive pour l’autonomisation des communautés locales

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La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un des leaders mondiaux dans l’industrie de la bauxite a annoncé l’organisation de journées portes-ouvertes sur la fourniture des intrants agricoles aux groupements d’intérêt économique (GIE) dans la région de Boké et environ. Ces GIE sont bénéficiaires du projet d’appui aux activités génératrices de revenus (PA AGR) et le programme de restauration et d’amélioration des moyens de subsistances (PRAMS) initiés et financés par la CBG en faveur des communautés riveraines de ses opérations. Organisé avec l’appui de CECI-guinée, qui est un partenaire technique de la CBG, l’atelier a connu la participation des GIE couverts par le PA AGR et le PRAMS, financés par la CBG, mais aussi des GIE appuyés par le projet AGCEDE financé spécifiquement par le CECI. Étaient également présents, les deux fournisseurs d’intrants agricoles, les équipes du CECI, de la CBG et les autorités préfectorales de Boké. L’objectif de la rencontre est de faire la promotion du partenariat public-privé par l’accompagnement technique, l’appui aux investissements et la mise à disposition d’intrants de qualité aux GIE à travers une mise en relation directe avec les fournisseurs. L’initiative s’inscrit également dans le cadre de l’amélioration du rendement et des revenus des GIE, qui passent par les formations techniques reçues et l’accès facile aux intrants de qualité et à des prix abordables. Cette rencontre s’inscrit en droite ligne dans l’approche stratégique d’intervention de la CBG en direction des communautés locales de la région qui repose sur un pilier essentiel qui est l’autonomisation, comme en témoigne Mme Carine Gracia, Manager des Relations Communautaires de la compagnie :« Nous souhaitons que cette initiative serve de levier de développement aux communautés locales en leur permettant d’agir de façon autonome sur toute la ligne d’exécution de leur projet, y compris mais surtout aussi l’accès à des intrants de qualité. Nous invitons donc, toutes les parties prenantes à une synergie d’actions pour faire de ce projet une véritable réussite», informe mosaiqueguinee.com.                                      

Se faire conseiller par de bons experts dans le domaine agricole

Mme Fatoumata Sékou Keita membre d’un GIE de Koumbia, qui fait partie des bénéficiaires s’en est réjouie, et a souligné les retombées considérables de l’initiative «nous sommes plus qu’heureux d’être ici et de découvrir que nous pouvons, nous-mêmes, nous approvisionner en intrants agricoles qui répondent à nos besoins. Nous sommes contents de découvrir à travers cette rencontre, que nous pouvons nous faire conseiller par de bons experts dans le domaine agricole. Nous sommes ainsi rassurés que nous pouvons être autonomes dans le développement de nos AGR. Nous remercions vivement la CBG ». Le Préfet de Boké M. Hassane Sanoussy pour sa part, a salué l’initiative qui selon lui, est une première du genre dans la région de Boké : « Je remercie la CBG pour l’appui qu’elle ne cesse d’apporter aux communautés surtout à travers ce projet qui, après trois 3 ans de mise en œuvre, a sans doute enregistré des résultats satisfaisants dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie de nos populations. J’encourage ce partenariat tripartite entre la CBG, les services préfectoraux de développement, et le CECI, qui est en train de transformer la vie de nos communautés par une réduction considérable de la pauvreté ». Financé par la CBG à hauteur de 3 293 762 dollars américains pour une phase pilote de trois ans, le PA-AGR appuie 1122 personnes réunies au sein de 48 GIE. Il a pour objectifs, promouvoir les activités génératrices de revenus, créer l’emploi pour les jeunes et les femmes en vue de leur autonomisation économique et financière dans les zones d’opération de la CBG. ##3030## 590 MOTS, renchérit le média guinéen.

Guinée : La mangrove menacée par l’industrie extractive

La ruée sur la bauxite et en particulier la construction de ports fluviaux contribue à défricher cet écosystème, véritable trésor en Guinée.Sur l’une des rives de « la Fatala », un fleuve qui débouche sur le Rio Pongo, dans l’Atlantique, le débarcadère est en pleine effervescence, entre l’affluence des vendeuses de poissons, les va-et-vient des pirogues, ou les causeries des pêcheurs qui réparent en musique leurs embarcations et filets.Mais sur l’autre rive, le paysage s’est transformé. Depuis 2019 s’étend un port fluvial, d’où s’élèvent deux hautes grues. De là partent des barges chargées de tonnes de bauxite, un minerai utilisé pour fabriquer l’aluminium. En haute mer, à une cinquantaine de kilomètres, mouillent des navires, qui, une fois le transbordement d’or rouge effectué, mettent le cap vers la Chine.Boffa, préfecture de quelque 200 000 habitants à 150 km au nord de Conakry, a vu son environnement défiguré par l’industrie extractive. Onze sociétés détiennent des permis de recherche et d’exploitation selon l’ONG Action mines Guinée, qui appelle ces sociétés à « mettre en œuvre un schéma directeur de mutualisation des infrastructures ».Le port flanqué au beau milieu des mangroves sur la Fatala a été construit en 2019 par Chalco Guinea Company, filiale guinéenne du géant public chinois de l’aluminium Chinalco. Du site d’extraction, sur les plateaux, la bauxite est acheminée à bord d’un convoyeur à bandes, avant d’atterrir sur un tapis roulant qui mène au port fluvial, censé s’étendre encore. « Chalco construit actuellement une centrale à mazout dans la zone portuaire de Boffa pour faire tourner l’infrastructure. À la fin de novembre, plus d’un tiers des travaux d’installation du convoyeur étaient déjà effectués. Le port fluvial sera équipé de trois quais, deux exclusivement minéralier, l’autre multifonctionnel, qui permettra de débarquer le matériel pour la mise en service de la mine », indique Jeune Afrique.« Les cours d’eau de ce fleuve sont bordés par le rhizophora. C’est l’espèce de palétuviers majoritaires ici, qui a plusieurs propriétés, comme le fait de s’adapter à l’eau salée, ou de pouvoir se régénérer naturellement grâce à ses propagules. Ce sont des graines qui tombent dans l’eau, et qu’on peut aussi repiquer en pépinières », explique Sanoussi Camara, ingénieur aux Eaux et Forêts à la direction préfectorale de l’environnement de Boffa. Impossible selon lui de déterminer la surface totale de mangrove défrichée pour les besoins de l’exploitation minière (et en particulier pour la construction du port fluvial), car la déforestation se poursuit, s’inquiètent nos confrères de guinee360.com.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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