Trafic illicite : 73,5 kilos d’or en provenance de Madagascar saisis en Afrique du Sud

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Une énorme quantité d’or en provenance de la Grande île a été saisie en Afrique. L’envoi des produits aurifères à l’étranger n’a visiblement pas été interrompu. La police sud-africaine a annoncé que trois individus ont été interceptés par les responsables de la sécurité à l’aéroport international OR Tambo. Ils ont réussi à transporter 73,5 kilos d’or dans leur bagage à main, à bord d’un appareil en provenance  de Madagascar, rapporte ce service dans un communiqué de presse. Les éléments des forces de l’ordre sur place auraient agi sur la base des informations fournies par les responsables de sécurité de cet aéroport. Un scanner de sécurité a en effet identifié des images irrégulières. Une équipe multidisciplinaire composée notamment des services de police sud-africains (SAPS) ou encore des agents des douanes du South African Revenue Service (SARS) a alors intercepté le trio au terminal d’arrivée internationaux. « Le trio venait de débarquer du vol en provenance de Madagascar et était en route pour Dubaï via l’Éthiopie la semaine dernière quand ils ont été appréhendés. Lors de l’interrogatoire des suspects et d’une inspection plus approfondie de leurs bagages à main, les responsables ont découvert les lingots d’or et des devises étrangères », d’après toujours la police sud-africaine. L’affaire est entre les mains de l’unité du crime organisé du SAPS pour des enquêtes criminelles. Des enquêtes sont également en cours par la direction des enquêtes prioritaires sur la criminalité (DPCI) avec l’aide d’Interpol avec les autorités de divers pays pour déterminer la légitimité des documents de certification fournie par ces passeurs et également pour déterminer le pays d’origine où l’or a été extrait. En tout cas, cette affaire remet en cause plusieurs points. Déjà, si l’or provient réellement de Madagascar, comment la douane malgache (DGD) qui dit avoir renforcé son contrôle a pu laisser une quantité d’or aussi énorme sortir du pays. Pourtant, on se souvient que cette administration a su dernièrement déjouer l’exportation illicite de 15 kilos d’or qui avaient été transformés en faux baobabs en aluminium. Contactées, ni la direction générale, ni la cellule Communication de la DGD n’ont apporté des explications sur cette affaire. L’exportation d’or n’est-elle également pas censée être suspendue, comme l’a toujours martelé le ministère des Mines ? Car comme expliqué en haut, la légitimité des documents de certification fournie par ce trio est à déterminer. Qui est donc derrière cette « exportation » ? Dans tous les cas, ça donne aux citoyens une petite idée sur l’éternelle question du comment les ressources minières partent silencieusement du pays. Les résultats des enquêtes sont attendus, indique malagasynews.com.

Piraterie et crimes en mer en Afrique et dans l’indo-Pacifique

Des hommes suspectés d’être des pirates sont appréhendés par des membres de l’équipage du TCD (Transport des Chalands de Débarquement) Siroco (L9012) au large des côtes somaliennes. Océan Indien, le 9 décembre 2013. L’actualité́ des menaces maritimes pesant sur nos économies globalisées, plus que jamais tributaires de la maritimisation des échanges et de nos modes de vie. Terrorisme, piraterie, cybercrime, trafic organisé d’êtres humains, narcotrafic international, trafic illicite de déchets, d’armes ou encore de biens contrefaits, fraudes, pêche illégale, pollution expriment les multiples facettes d’une activité́ criminelle. En Afrique, comme dans le reste du monde, le domaine maritime est l’élément vital de l’économie et, dans de nombreux cas, un élément central de la sécurité́ et de la souveraineté́ alimentaires. L’expression « pas d’expédition, pas de provisions » souligne assurément l’impact du commerce maritime sur notre mode de vie. Compte tenu de l’incroyable volume d’échanges maritimes, cette dernière s’applique à tous les pays du monde, qu’ils soient littoraux ou enclavés. La piraterie demeure un problème grave à l’échelle du continent. Alors que beaucoup pensent que la piraterie se poursuit au large des côtes somaliennes et beaucoup pensent qu’elle a été́ vaincue. Les deux assertions sont fausses. La piraterie est un problème terrestre présentant des symptômes maritimes et, même si les symptômes ont changé́, les problèmes persistent. Qu’il s’agisse de contrebande de charbon de bois, de trafic d’armes ou d’attaques contre des navires engagés dans d’autres activités illicites, de nombreux acteurs qui ont commis des actes de piraterie il y a dix ans continuent de commettre des crimes maritimes. Dans les Etats insulaires de l’Est du continent et de l’océan Indien, les mouvements d’héroïne ont augmenté́ considérablement ces dernières années et menacent de renforcer les réseaux criminels transnationaux tout en neutralisant une partie importante de la population en âge de travailler dans ces pays. À l’instar du trafic de drogue ou de la piraterie, l’immigration illégale et le trafic illicite de migrants ou d’êtres humains sont des pratiques anciennes qui connaissent depuis une vingtaine d’années une recrudescence importante, a, sous un autre registre theatrum-belli.com.

Brexit : des clarifications sur la pêche sont nécessaires, selon Le Drian

Si le Royaume-Uni a définitivement tourné une page de son Histoire avec la fin de la période de transition post-Brexit, le feuilleton n’est pas près de toucher à sa fin. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a notamment reconnu à Lorient qu’il y avait encore des « clarifications » à obtenir sur la question de la pêche après l’accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. « Il y a encore des zones d’inquiétudes, d’incertitudes et des clarifications à mener », a dit M. Le Drian en visite à Lorient, l’un des principaux ports de pêche français. Parmi les points de vigilance figure « la mise en œuvre effective des droits pour les bateaux (…) dans la zone des 6/12 milles ou dans la zone des îles anglo-normandes », qui font face aux côtes françaises. Autre préoccupation : « la préparation de 2026 » car « il peut y avoir des interrogations sur les accès », a dit M. Le Drian, ancien maire de Lorient, qui a visité une entreprise de mareyage et est monté sur un chalutier se rendant fréquemment en mer d’Écosse. Un accord commercial sur la pêche dans les eaux britanniques a été conclu in extremis le 24 décembre, entre Londres et Bruxelles. Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes, qui a également effectué la visite à Lorient, a fait part du besoin de « vigilance », après le « soulagement » d’avoir échappé à un « no deal ». Ainsi, « dans les trois jours qui viennent, on doit lever tout de suite un certain nombre de verrous possibles à l’application de l’accord, pour que ce bon accord trouve une bonne application », a-t-il relevé, citant la question des « autorisations d’accès ». En outre, « il n’y a aucune fatalité à ce qu’après juin 2026 on ne soit pas dans un bon cadre. Notre but est de prolonger la visibilité, l’activité, ses perspectives, de donner un avenir aux investissements, à l’engagement », a-t-on appris de news.yahoo.com.  

Moctar FICOU / VivAfrik

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