Plaidoyer pour la promotion d’une pêche artisanale thonière en Afrique de l’Ouest

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Début Janvier 2021, le président de l’Association sénégalaise APRAPAM, Gaoussou Guèye, a réitéré son appel pour le développement d’une pêcherie thonière artisanale au Sénégal. Il se pose la question pourquoi le Sénégal, où la pêche occupe 600.000 personnes et où beaucoup de ressources côtières sont surexploitées, montre si peu d’intérêt pour développer un secteur solide de pêche thonière. Développer la pêche thonière locale, y compris artisanale, permettrait aux pêcheurs de pêcher de nouvelles ressources, plus au large des côtes.  Il y a quelques semaines, la CAOPA, dont Gaoussou Gueye est le président, relevait que « jusqu’à ce jour, le Sénégal n’a pas soumis de plan ambitieux de développement d’une flotte thonière sénégalaise au niveau de la CICTA », la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, organisation qui alloue l’accès aux principales ressources thonières dans la région. « C’est d’autant plus étonnant que, à côté de cela, le Sénégal envoie des thoniers sénégalisés, d’origine coréenne notamment, pêcher au Liberia », souligne la CAOPA. Gaoussou Gueye insiste : « Ne serait-il pas plus judicieux pour le Sénégal de se concentrer sur le développement d’une pêche thonière durable, y compris artisanale, dans ses propres eaux, plutôt que de laisser la pêche au thon en grande partie dans les mains d’acteurs étrangers, avec peu de retombées pour la pêche locale ? »  Certains estiment que le manque d’intérêt pour le développement d’une pêche thonière vient du fait que les sénégalais ne consomment pas du thon, mais Gaoussou Gueye estime que le problème ne doit pas être abordé en termes de consommation seulement, mais en termes d’opportunités, en essayant de voir comment développer une pêche thonière artisanale durable. Pour lui, cela permettrait également de « combattre le phénomène de l’émigration clandestine qui frappe durement les pêcheurs et autres acteurs du secteur », en leur offrant de nouvelles opportunités de pêche. Tant APRAPAM que la CAOPA demandent que le Sénégal, en concertation avec les acteurs du secteur de la pêche, élabore un plan de développement durable de la pêche thonière sénégalaise, y compris artisanale, et soumette ce plan au niveau de la CICTA afin d’avoir un meilleur accès aux ressources et des quotas à l’avenant. Dans cette optique du développement d’une pêche artisanale thonière durable au Sénégal et dans d’autres pays africains, CAPE et CAOPA ont une position conjointe visant à mettre en place un système d’allocation de l’accès au thon qui donne la priorité à ceux qui pêchent de la façon la plus durable. Cela remettrait en cause les mécanismes actuels, fondés sur des droits de pêche historiques, qui donnent la part du lion aux pays européens et asiatiques, et reconnaîtrait les aspirations des pays en développement à tirer davantage profit de la pêche au thon, notamment en fournissant un accès à leurs communautés locales de pêche artisanale, informe capecffa.org.

Pêche illégale : 125 mètres de filets saisis à Poste-Lafayette

Joli coup… de filet que celui réalisé ce samedi 23 janvier 2021 dans la matinée par des éléments de la National Coast Guard et des inspecteurs du ministère de la Pêche. Ils ont mis la main sur 125 mètres de filets de pêche. Ces équipements n’étaient pas aux normes. Ceux qui avaient ces filets en leur possession ont pris la fuite à l’arrivée des officiers.  Lors de cette opération de la NCG, deux personnes ont été  prises en contravention pour pêche au harpon. Elles répondront d’une accusation de pêche illégale et de non-respect de confinement. La police a ouvert une enquête, renseigne defimedia.info.                    

Début de la pêche aux petits poissons des Chenaux

Après presque un mois d’attente, la saison de pêche aux petits poissons des Chenaux s’ouvrira vendredi à Sainte-Anne-de-la-Pérade, après avoir été ralentie par la pandémie et par Dame nature. L’évènement devrait s’étendre sur un peu moins d’un mois, soit jusqu’au 21 février. L’Association des pourvoyeurs avait également été forcée d’attendre le feu vert de la Santé publique en décembre avant de pouvoir procéder, ce qu’elle a finalement obtenu. C’est un véritable soupir de soulagement qu’a poussé le président de l’Association, Steve Massicotte, alors qu’accompagné de plusieurs pourvoyeurs, il mettait la main à la pâte pour les derniers préparatifs en vue de la pêche au poulamon. « L’installation a très bien été », commente-t-il. Les prochaines heures seront consacrées à peaufiner la glace et à terminer l’installation du village de pêche. Ainsi, la saison sera presque deux fois plus courte qu’une saison régulière. S’il y a une bonne nouvelle pour les pourvoyeurs, c’est que le téléphone du Bureau d’accueil touristique de la MRC des Chenaux, situé à Sainte-Anne-de-la-Pérade, ne dérougit pas depuis le week-end dernier. « Ça commence à appeler vraiment beaucoup. Les gens ont beaucoup de questions », raconte Alicia Couture-Pineau, téléphoniste du Bureau touristique. « Les gens demandent si c’est ouvert ou pas cette année, quelles sont les mesures sanitaires à respecter, quels sont les tarifs ou encore s’ils doivent apporter leur matériel de pêche ou pas », détaille-t-elle. Opposée à la tenue de l’évènement depuis le début des discussions sur sa tenue, la mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade n’entend pas changer d’avis. « Ma position demeure la même. On n’a pas le choix, la Santé publique a autorisé l’évènement », soutient Diane Aubut, qui affirme avoir de la difficulté à comprendre comment une telle activité peut être autorisée alors que des efforts sont demandés par le gouvernement sur plusieurs autres aspects. « Comme municipalité, on regarde ça dans un contexte habituel et ça contribue au développement économique et touristique, mais cette année, tout ce qu’on souhaite, c’est que ça se passe bien et que l’évènement ne devienne pas un foyer d’éclosion. Si, par malheur, quelque chose arrive, ce sera difficilement acceptable », note lapresse.ca.

Moctar FICOU / VivAfrik

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