La bonne santé financière des startups africaines en dépit de la crise sanitaire

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La propagation de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) a paralysé la quasi-totalité des différents secteurs de développement. Cependant, les startups africaines semblent franchir un grand pas. En effet, la tech africaine a réussi à attirer plus d’investisseurs et de financements en 2020 malgré la crise sanitaire mondiale. Un exploit qui renseigne sur la résilience et le dynamisme de l’écosystème technologique africain.

Les startups africaines, 397 au total, ont levé 701,5 millions $ en 2020, selon une récente étude de la plateforme d’informations Disrupt Africa. Par rapport à 2019, les fonds mobilisés ont augmenté de 42,7 % et le nombre de startups financées à également progressé de 27,7 %.

De l’avis de Gabriella Mulligan, cofondatrice de Disrupt Africa, « la croissance du financement, observée dans les écosystèmes technologiques du continent en 2020, est extrêmement forte, et d’autant plus impressionnante compte tenu des circonstances de l’année, notamment du Covid-19 et de ses nombreuses implications. Le financement des startups africaines franchit pour la première fois la barre des 700 millions $ et de plus en plus d’investisseurs injectent de l’argent dans de nombreux marchés ».  

La hausse des financements levés par les startups du continent atteste du dynamisme de la tech africaine qui, malgré la pandémie mondiale et ses répercussions, réussit à évoluer et à attirer de nombreux investisseurs. Cette année encore, le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud ont surclassé l’ensemble des économies. Ces quatre pays ont attiré 89,2 % du montant total des fonds investis sur le continent et 77% des startups financées étaient domiciliées dans ces pays.

Cette importante levée témoigne de la confiance des investisseurs envers l’écosystème technologique africain qui, au fil des années, réalise des avancées considérables. Pour les startups africaines, il s’agit d’un signal fort qui atteste de leur résilience et de leur capacité à susciter de l’intérêt, même en contexte de crise.

Moctar FICOU / VivAfrik

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