La DEFCCS mise sur le suivi régulier des feux de brousse pour une gestion durable des forêts

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Les feux de brousse ravagent, chaque année, des milliers d’hectares de forêts au Sénégal, devenant du coup, un facteur principal de dégradation des ressources naturelles mais également l’un des facteurs bloquants de la gestion durable du patrimoine forestier. Dès lors, une lutte efficace contre ces feux devient une nécessité pour assurer une gestion durable des forêts. Le capitaine Mohamed Diop, Adjoint du Chef de la Division protection des forêts explique les différentes stratégies de gestion de ces feux de brousse. 

« Il y a, pour le moment, deux stratégies qui sont mises en place par la Direction des Eaux et Forêts pour lutter efficacement contre les feux de brousse : la lutte préventive et la lutte active », a-t-il d’abord confié. Poursuivant son speech, M. Diop laisse entendre que : « la lutte préventive est menée sous forme d’actions de sensibilisation des populations, d’ouverture, de réhabilitation des pare-feux et de traitement des feux précoces dans les zones les plus névralgiques. La lutte active, quant à elle, consiste à combattre les feux par des moyens manuels ou mécaniques », a détaillé celui qui est venu représenter son supérieur hiérarchique lors de la récente visite de l’équipe de VivAfrik au sein des locaux de la Direction des Eaux et forêts, chasses et de la conservation des sols (DEFCCS) du ministère de l’Environnement et du Développement (MEDD).                                 

Depuis le début de la campagne de lutte contre les feux de brousse le 18 octobre 2020, le Sénégal a enregistré 284 cas de feux pour une superficie brûlée de 17 901 hectares. La région de Matam et celle de Saint-Louis sont les régions les plus touchées. Matam a enregistré 43 cas pour une superficie de 7 940 hectares brûlée et Saint-Louis 19 cas pour 4 271 hectares réduits en cendre, s’est souvenu l’Adjoint au Chef de la Division protection des forêts. 

Cependant, une tendance baissière des cas de feux et de superficies brûlées est notée, car, en novembre 2020, le service forestier avait noté 147 cas pour une superficie de 7 442 hectares contre 114 cas pour une superficie brûlée de 3 107 hectares en décembre soit une baisse de 33 cas et 4 334 hectares de superficie brûlés.

De l’avis du Capitaine Diop, cette baisse est enregistrée grâce aux moyens mis à la disposition des agents forestiers par la Direction des Eaux et Forêts à travers des séances de sensibilisation, d’information, d’éducation et de communication, menées sur le terrain par les agents des Eaux et Forêts et les populations, 877 actions sont dénombrées. En outre, au moins 39 comités de développement ont été organisés sur l’ensemble du territoire national. A ces différentes activités, il faut ajouter les 328 comités villageois créés et redynamisés qui sont chargés de lutter contre les feux de brousse dont 17 de ces comités sont équipés.                 

Concernant l’ouverture et l’entretien des pare-feux, le service des Eaux et Forêts est à 958 km de pare-feux ouverts et 1 899 km entretenus. S’agissant de la mise en feux précoce organisée par les chefs de départements dans les régions, il y 52 560 km de formation forestière qui sont traités pour parer aux feux de brousse et 470 km d’axes routiers qui sont également brûlés afin de contrer les éventuels feux de brousse, a-t-il rappelé pour conclure.                                                      

Moctar FICOU / VivAfrik                          

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