Le CESE plaide pour une politique d’innovation qui libère les énergies

0

Le Conseil économique social et environnemental (CESE) souligne la nécessité d’adopter une politique ambitieuse d’innovation pour la prospérité économique et l’inclusion sociale. Dans son avis intitulé « Pour une politique d’innovation qui libère les énergies au service d’un nouveau modèle industriel », le CESE propose une série de recommandations stratégiques et opérationnelles en vue de lever les obstacles à une telle politique et en assoir le développement sur des dispositifs adaptés. En effet, le Conseil constate que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a mis en exergue la capacité d’innovation et de résilience citoyenne, sanitaire et industrielle, qu’un pays doit pouvoir déployer dans ces situations. Partant de ce constat, le Conseil considère que dans cette épreuve, se sont clairement révélés tous les atouts potentiels du pays qui lui permettraient de s’engager résolument dans une trajectoire industrielle, fondée sur l’innovation technologique. De même, le Conseil considère que la capacité d’innovation d’un pays exige aujourd’hui des écosystèmes appropriés ainsi que des processus collectifs dans lesquels de nombreux acteurs publics et privés, nationaux et régionaux, ainsi que les universités et les entreprises, doivent collaborer et jouer pleinement leur rôle. Sur le plan stratégique, le CESE appelle ainsi à mettre en place un environnement institutionnel, juridique et financier susceptible de soutenir l’innovation au Maroc et d’augmenter significativement son impact, relate medias24.com.

Les acteurs concernés dans deux ou trois domaines prometteurs d’innovation technologique 

A cet égard, il est recommandé de mettre en place un organe de gouvernance stratégique qui définirait la stratégie nationale de l’innovation et allouerait les fonds publics destinés à cet effet ainsi que des fonds issus de différents bailleurs nationaux ou internationaux publics ou privés. Il mettrait en place un comité de suivi opérationnel plus agile qui assurerait le suivi régulier des actions entreprises et des résultats. Un organe régional similaire serait mis en place avec le même type de prérogatives ; mettre en place une instance de coordination dont la mission est de s’assurer de l’opérationnalité de l’ensemble et du suivi systématique de tout le dispositif ; tenir des assises nationales sous l’égide du chef du gouvernement avec l’implication de tous les acteurs concernés dans deux ou trois domaines prometteurs d’innovation technologique ; définir, au niveau de chaque stratégie sectorielle, un volet recherche, développement et innovation et promouvoir, au niveau  du système éducatif, une pédagogie adaptée à l’innovation et intégrer le travail de conception et la conduite de projet. Au niveau opérationnel, Le CESE préconise de créer pour les start-ups marocaines un véritable environnement qui leur permette de se développer et de devenir des entreprises viables et rentables ; repenser un cadre de relation entre universités et environnement socio-économique qui soit simplifié et réaliste et qui aurait pour principal objectif de développer une relation win-win et procéder au changement du statut de l’université d’un établissement public à caractère administratif à une institution jouissant d’une autonomie efficiente favorisant la recherche et l’innovation, conclut medias24.com.

Innovation : lancement d’un appel à candidatures pour l’incubation de startups en faveur du climat

L’African Youth Climate Hub (AYCH), une plateforme de la jeunesse africaine pour le climat, vient de lancer un appel à candidatures pour un programme d’incubation de startups en faveur du climat et la promotion du développement durable. Ce programme est porté conjointement par l’université Mohammed VI polytechnique (UM6P) et le centre international Hassan II pour la formation à l’environnement. Selon l’African Youth Climate Hub (AYCH), cette initiative ambitionne de favoriser le développement d’entreprises vertes porteuses de solutions innovantes en Afrique pour lutter contre les changements climatiques et promouvoir le développement durable. La plateforme assure que les entreprises qui en émergeront placeront les préoccupations sociales et environnementales au même rang que les préoccupations économiques. Dans le détail, ce programme proposera aux startups un plan personnalisé de six mois pendant lesquels elles bénéficieront d’un soutien pratique et adapté, d’ateliers pour les munir d’outils pour la mise en œuvre de leurs projets et les aider à transformer leurs idées en prototypes technologiques opérationnels. De même, cette formation permettra aux jeunes entrepreneurs d’assimiler entre autres les éléments de droit, de stratégie, de marketing et communication, de psychologie, les technologies et les connaissances en matière de climat, nécessaires à leur réussite. Notons que pour cette première édition, AYCH va incuber 10 projets portés par de jeunes africains. Pour postuler, les jeunes sont ainsi invités à se connecter sur youthclimatehub.org, à télécharger l’offre d’incubation, créer leur compte et soumettre leur projet en remplissant le formulaire en ligne. Il est à noter que le dernier délai pour postuler est le 5 février. AYCH constitue un nouveau hub qui donne la parole et amplifie les actions des jeunes Africains afin de renforcer leur leadership en faveur du climat et du développement durable. Hébergé au Centre International Hassan II de Formation à l’Environnement, bras académique de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, l’African Youth Climate Hub met les jeunes en réseau sur une plateforme numérique et accompagne leurs initiatives. Pour rappel, AYCH est issu d’un partenariat entre la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, l’Université Mohammed VI Polytechnique, le groupe OCP et YOUNGO (Children and Youth Constituency to United Nations Framework Convention on Climate Change). C’est une initiative lancée en septembre 2019 à New York par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement, à l’occasion du Sommet de l’Action pour le Climat présidé par le Secrétaire Général des Nations Unies, renseigne challenge.ma.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire