Efficacité énergétique et énergies propres pour le développement durable de l’Afrique

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Maroc – Energie – Efficacité : l’AMEE et le Ministère de l’éducation nationale s’allient

En vue de promouvoir l’efficacité énergétique une convention-cadre de partenariat a été signée, ce mardi 9 février, entre le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaid Amzazi, et le directeur général de l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), Said Mouline, lit-on sur Ecoactu.com. Paraphée par le ministre Saaid Amzaziet Said Mouline, la convention vise la mise en place de mesures d’économie d’énergie et d’actions de sensibilisation et de formation sur l’économie verte et l’efficacité énergétique au sein du ministère. L’accord s’inscrit dans le cadre de la déclinaison de la stratégie nationale de l’efficacité énergétique, ainsi que l’exécution du plan d’action transversal relatif à la mise en œuvre de l’exemplarité de l’État. La convention-cadre s’étalera sur quatre ans, l’AMEE compte sensibiliser des milliers d’étudiants à l’entrepreneuriat vert afin de former un véritable écosystème favorable à l’émergence et au développement des projets durables.

Sur le même sujet, le site marocain Map express, reprenant l’article de Ecoactu.com, affirme que lors de la cérémonie de signature, le directeur général de l’AMEE a indiqué sur son intervention que l’opérationnalisation de l’efficacité énergétique est aujourd’hui un outil privilégié de bonne gouvernance et qui est incontournable pour la réduction de la facture énergétique et la réalisation d’un taux de croissance verte de plus en plus significatif. L’État doit montrer l’exemple et mettre en œuvre dans ses propres bâtiments et services les mesures d’efficacité énergétique, soulignant qu’avec ce partenariat, l’AMEE va accompagner le ministère, en vue de lui permettre de franchir une étape supérieure dans sa démarche de responsabilité sociale et environnementale (RSE), ajoute-t-il. L’accord nécessitera une mobilisation de quatre millions de dirhams en nature par l’AMEE, a précisé le responsable, mettant en avant les efforts déployés par l’AMEE pour accompagner le ministère dans la réalisation des diagnostics énergétiques des bâtiments universitaires et ceux relevant des départements du ministère, et de leurs flottes de véhicules, ainsi que pour assurer la mise en œuvre des recommandations de ces diagnostics.

Pour sa part, S. Amzazi a fait savoir que cet accord portera sur la réalisation des actions d’assistance technique, de formation et de sensibilisation au profit des formateurs du ministère pour la création de nouveaux modules de formation en relation avec l’efficacité énergétique. Selonle ministre,le volet formation est très présent dans ce partenariat, soulignant que l’AMEE organisera des sessions de formation pour les formateurs du ministère autour des thématiques liées à l’économie verte et l’efficacité énergétique, y compris la formation du corps des chauffeurs et des coursiers du ministère sur l’écoconduite.En plus, des sessions et ateliers de sensibilisation seront également disséminés pour les étudiants et les collaborateurs du ministère autour des thématiques liées à l’économie verte, tout en fournissant la documentation et les supports de communications y afférents.

GHANA : une unité de déchets pétroliers au port de Tema

Marine Bunkers Limited (MBL), un fournisseur de services de transport maritime, de commerce et de logistique prévoit de doter le port de Tema d’une unité pour réutiliser ses déchets d’hydrocarbures. Baptisée « Mini-P2R », l’unité sera équpée par Ecoslops, une entreprise basée à Paris en France. Transformer les déchets d’hydrocarbures en produits pétroliers de deuxième génération : c’est un pari qui pourrait bientôt être gagné au Ghana. MBL a signé le 8 février 2021, un accord avec Ecoslops pour l’acquisition de sa nouvelle unité industrielle baptisée « Mini-P2R ». Elle sera située dans le port de Tema, à 25 km à l’est de la capitale Accra,note le site Afrik21. « Mini-P2R » est une composante de l’unité compacte de micro-raffinage d’Ecoslops ; conçue pour les ports de taille moyenne. La technologie utilisée dans le Mini-P2R est basée sur le procédé P2R (Petroleum Residue Recycling), exploité par la société française à l’échelle industrielle depuis 2015. Ecoslops fait savoir que l’unité P2R permettra de recycler 98 % des déchets pétroliers à Tema et dans la région du golfe de Guinée. La réutilisation de ces résidus pétroliers permettra notamment de réduire les déversements illégaux (maritimes ou terrestres), contribuant ainsi à la préservation de la ressource. Elle divisera également par trois l’émission de gaz à effet de serre (GES) par tonne de carburant produit, contrairement à un cycle de production pétrolier conventionnel.

Grâce à l’unité industrielle d’Ecoslops, MBL soutiendra également la politique de développement durable du port de Tema et des ports du golfe de Guinée. L’entreprise dispose déjà d’une installation dédiée à la collecte (on-shore et off-shore) et au traitement des déchets pétroliers au Ghana. Avec le « Mini-P2R », les installations maritimes ghanéennes pourront dorénavant proposer des services à valeur ajoutée et créer des emplois. Ecoslops ajoute que nous formerons les opérateurs au Ghana pour qu’ils soient en conformité avec les réglementations internationales. Nous fournirons également une assistance technique pluriannuelle au MBL. Enfin, la réutilisation des déchets pétroliers est déjà sérieusement envisagée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. En mars 2020, la Société togolaise de stockage de Lomé (STSL) a inauguré son site de traitement de déchets d’hydrocarbures. L’installation a été construite par l’entreprise ivoirienne Envipur pour dépolluer près de 3 000 tonnes de résidus et déchets (sable et terre imbibés d’hydrocarbures, issus des bacs de stockage de mazout.

RDC : une centrale solaire de 10 MW sera construite à Tshipuka avec l’appui de l’Egypte, titre Agence Ecofin  

L’accroissement de l’accès à l’électricité est l’une des priorités de la République démocratique du Congo. Avec un taux d’électrification de 19 % en 2018 selon la Banque mondiale, le pays cherche à accroître sa puissance électrique en construisant des centrales avec l’appui de ses partenaires, révèle Agence Ecofin. Pour la mise en place d’une centrale solaire dans le pays d’Afrique centrale, la République démocratique du Congo vient de signer un accord avec l’Egypte. L’infrastructure d’une capacité de 10 MW sera implantée à Tshipuka dans la province du Kasaï Oriental. En effet, dans le cadre d’une procédure de gré à gré, sa construction a été confiée à Hassan Allam Construction et à sa filiale Power Generation Engineering and Services Company (PGESCO). Elle coûtera 19,7 millions $ et sa production desservira les habitants de la province en attendant la mise en service de la centrale hydroélectrique de Tshibasa. Ainsi, l’accord relatif à la construction de cette centrale a eu lieu durant la visite du président congolais, Félix Tshisekedi en Egypte du 1er au 3 février derniers. Au total, 400 millions $ d’investissements ont été obtenus par la RDC lors de ce voyage. Entre autres projets financés, la voie Mbuji-Mayi-Kananga de 185 km, l’implantation d’une usine de traitement d’eau sur la rivière Lubi, l’installation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire congolais et la construction de la localité de Kitoko qui sera une extension de la capitale. L’ensemble de ces projets sera conduit avec l’appui d’entreprises égyptiennes qui les financeront à hauteur de 70 %, conclut le site.

Passons d’une centrale solaire à une centrale éolienne au Namibie, parue également dans Agence Ecofin.

La Nampower sollicite une expertise externe pour une centrale éolienne de 50 MW à Luderitz. Le développement de centrales d’énergie renouvelable par les compagnies électriques nationales requiert des compétences, c’est pourquoi la Namibian Power Corporation vient de lancer une requête d’information à l’endroit des développeurs et des fournisseurs de technologies pour la mise en place d’une centrale éolienne. L’infrastructure d’une capacité de 50 MW sera implantée dans la localité de Luderitz. La procédure vise à solliciter des informations relatives au marché auprès des parties intéressées que sont les développeurs, les financiers, les ingénieurs, les prêteurs, les entreprises spécialisées dans l’exploitation et la maintenance des centrales, les régulateurs et les consommateurs. La compagnie électrique namibienne espère que cette procédure permettra de prendre les meilleures décisions pour le développement de la centrale. Ainsi, le terrain choisi pour accueillir la centrale est situé à 9 km de la côte et à 20 km au sud de la localité de Luderitz. Il bénéficie d’une vitesse de vent de 9,21 mètres/seconde à environ 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les entités intéressées par cette procédure qui n’est pas encore la mise en concurrence pour le choix du développeur de la centrale auront jusqu’au 8 mars prochain pour se manifester. Enfin, le projet de construction de cette centrale entre dans le cadre de la politique du gouvernement qui veut investir, d’ici à 2020, 575 millions $ dans des centrales d’énergie renouvelable.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VivAfrik)

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