Les ODD et les énergies renouvelables font la Une de l’actualité africaine

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Développement durable : la septième session du forum régional africain s’ouvrira le 1er mars, titre Agence d’information d’Afrique Centrale (ADIAC) hier, à sa Une du 24

Sous le patronage du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, la septième session du Forum régional africain sur le développement durable (Fradd) aura lieu du 1er au 4 mars, à Brazzaville, annonce ADIAC. L’objectif étant de faire progresser la mise en œuvre intégrée du programme 2030 et de l’agenda 2063. Placé sur le thème « Mieux construire l’avenir : vers une Afrique résiliente et verte pour la réalisation du programme 2030 et de l’agenda 2063 », rappelle le site, le Fradd aura également pour but de mener un suivi régional et un examen des progrès accomplis, de faciliter l’apprentissage par les pairs et de promouvoir des solutions puis des actions transformatrices, en vue d’accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), des aspirations, des objectifs et cibles de l’agenda 2063. Le thème choisi pour cette année, en effet, est aligné à celui du forum politique de haut niveau 2021 sur le développement durable, à savoir : « Une reprise durable et résiliente de la pandémie Covid-19 qui favorise les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable : construire une voie inclusive et efficace pour la réalisation de l’agenda 2030, dans le contexte de la décennie d’action et de réalisation pour le développement durable ». Ces deux thèmes reconnaissent l’importance de reconstruire les systèmes socio-économiques, en tirant parti des possibilités offertes par les trajectoires de développement vert et à faible émission de carbone, en vue de construire une Afrique résiliente, inclusive et durable, précise encore le site. Ce forum offre une plateforme multipartite de suivi et d’examen des progrès et des défis dans la mise en œuvre des deux programmes, tout en renforçant l’apprentissage et en préconisant des mesures et des actions de politiques efficaces. Aussi, elle apporte une contribution importante au renforcement de l’engagement et des synergies multipartites, et à la promotion d’efforts concertés pour mettre en œuvre et atteindre les ODD des deux agendas. Au cours de ce colloque, les participants vont procéder à un examen en profondeur de la mise en œuvre de neuf ODD, sélectionnés et de ceux correspondants à l’agenda 2063, à travers ces ODD, notamment l’objectif 1 : mettre fin à l’extrême pauvreté ; 2 : faim zéro ; 3 : bonne santé et bien-être ; 8 :travail décent et croissance économique ;10 : réduction des inégalités ; 12 : consommation et production responsables ; 13 : action pour le climat, 16 : paix, justice et institutions fortes et 17 : partenariats pour le développement durable. Notons que cette septième session organisée par la Commission économique pour l’Afrique se tiendra dans un format hybride, c’est-à-dire : une participation physique et virtuelle.

Concernant le même sujet, Lejecom titre « Fradd 2021 de la CEA : Les délibérations porteront sur la croissance verte »
« Les trajectoires de croissance actuelles suggèrent que de nombreux pays ne parviendront pas à atteindre les Odd d’ici 2030 », déclaré Jean-Paul Adam, directeur de la Division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Selon un communiqué de presse de la CEA, il a souligné l’importance de « rebâtir nos systèmes socio-économiques en tirant parti des opportunités qu’offrent les trajectoires de développement vert et sobre en carbone en vue de construire une Afrique résiliente, inclusive et durable ». C’est dans ce contexte que les délibérations du septième Forum régional africain pour le développement durable (Fradd2021) évolueront autour du thème, « Mieux avancer : Vers une Afrique résiliente et verte pour réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 ». Selon la même source, le Forum régional est un évènement annuel de la CEA qui vise à faire progresser la mise en œuvre intégrée du Programme 2030 et de l’Agenda 2063. Il sert de plate-forme multipartite pour le suivi et l’examen des progrès et des défis dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en renforçant l’apprentissage et la promotion de mesures et d’actions politiques efficaces. M. Adam fait remarquer que si nous voulons nous assurer que « personne ne se soit laissée pour compte », une approche globale de la société est nécessaire ainsi que des efforts concertés et ambitieux pour transformer notre monde au cours des 10 prochaines années offertes par la Décennie d’action pour réaliser les Odd. Le Fradd2021 aura lieu du 1er au 4 mars 2021 en tant qu’évènement hybride, compte tenu des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19 en cours. Celle-ci continue de démasquer et d’exacerber les vulnérabilités, les lacunes et les inégalités profondément enracinées dans les pays. En Afrique, en particulier, elle a mis à rude épreuve la résilience sociale, économique, politique et environnementale des pays, imposant un lourd tribut aux pauvres et aux plus vulnérables et mettant en péril des décennies de progrès durement acquis en matière de développement. « La crise de Covid-19 se déroule dans un contexte de changement climatique et de perte de biodiversité jusqu’ici invisible », affirme M. Adam qui souligne également que la crise climatique ne doit pas être traitée différemment des crises sanitaire et économique provoquées par la pandémie car « les trois crises et leurs solutions sont interconnectées ».

Noor Ouarzazate va alimenter près de 2 Millions de marocains en électricité

La méga-centrale solaire de Noor Ouarzazate permet d’alimenter près de deux millions de Marocains en électricité et d’éviter l’émission de près d’un million de tonnes par an de gaz à effet de serre, pointe EcoActu.Ma. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah lors de la 5-ème session de l’Assemblée des Nations Unies sur l’Environnement (ANUE), qui s’est tenue à distance ce mardi 23 février. Rabbah a relevé que la méga-centrale solaire de Noor Ouarzazate (580 MW), une des plus grande au monde, permet aujourd’hui d’alimenter près de deux millions de Marocains en électricité et d’éviter l’émission de près d’un million de tonnes par an de gaz à effet de serre, ajoutant que “Noor Midelt,” un autre projet solaire encore plus ambitieux, vient d’être lancé, pour une impressionnante capacité de 1.600 MW. A cet égard, le responsable gouvernemental a mis en exergue l’engagement du Royaume en matière d’environnement et de développement durable, rappelant sa souscription à tous les accords environnementaux multilatéraux et sa ferme volonté de les décliner dans ses politiques et programmes de développement socio-économiques. “Cet engagement politique, impulsé au très haut niveau de l’Etat par SM le Roi Mohammed VI, s’est concrétisé par l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) en juin 2017, en tant que cadre fédérateur des programmes de développement sectoriels, visant à assurer la transition du Maroc vers une économie verte et inclusive à l’horizon 2030”, a-t-il indiqué, soulignant la création par décret de la “Commission nationale de développement durable”, sous la présidence du Chef de gouvernement. “Actuellement, cette stratégie est opérationnalisée à travers la mise en œuvre de 28 Plans d’action de développement durable sectoriels (PADD) et d’un Pacte de l’exemplarité de l’administration incitant l’administration publique à donner l’exemple et adopter les principes du développement durable qu’elle recommande à toute la population”, a affirmé le responsable gouvernemental. Par ailleurs, sur le plan territorial, des conventions de partenariat ont été signées avec les régions du Royaume, dans l’objectif de décliner les orientations stratégiques de la SNDD dans les Plans de développement régionaux, a indiqué le ministre. “La mise en œuvre de ces plans d’action a permis à notre pays de réaliser des avancées remarquables en matière d’intégration de la durabilité dans les secteurs clés de développement”, a-t-il poursuivi. Dans ce cadre, le Maroc, eu égard au rôle central que joue le secteur de l’énergie dans l’atteinte de ses objectifs de durabilité, notamment dans le contexte de la relance post-COVID 19, a adopté une politique énergétique nationale visant la valorisation de ses ressources énergétiques renouvelables, le renforcement de l’efficacité énergétique et l’intégration régionale, a relevé le ministre, ajoutant que grâce à une forte impulsion royale, cette stratégie a défini des objectifs ambitieux en matière de développement des énergies renouvelables, en visant l’augmentation de leur part dans la capacité électrique installée à 52% à l’horizon 2030. Actuellement, environ 4.000 MW d’énergie de source renouvelable est déjà opérationnelle (750 MW solaire, 1430 MW éolien, et 1770 MW hydroélectrique), soit plus de 37% de la capacité totale installée, a-t-il conclu.

L’économie verte et les énergies renouvelables : Tokyo accorde 240 M$ pour Égypte   

Le gouvernement japonais vient d’allouer 240 millions de dollars à l’Égypte à travers son agence de coopération internationale, Jica. Les fonds sont destinés à soutenir l’économie verte et le développement des énergies renouvelables dans ce pays d’Afrique du Nord, informe Afrik 21. Le Japon renforce sa coopération avec l’Égypte. Les responsables de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) viennent de signer un accord avec le gouvernement égyptien pour un investissement de 240 millions de dollars dans l’économie verte, le développement des énergies renouvelables et l’atténuation des effets du changement climatique. Cet accord de financement intervient au moment où le gouvernement égyptien met en œuvre une stratégie nationale en faveur de l’économie verte. Lancée il y a 5 ans, cette politique de développement durable est mise en œuvre en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et le Centre pour l’environnement et le développement pour la région arabe et de l’Europe (Cedare). Le Caire articule sa politique autour de quatre domaines clés, l’eau, l’agriculture, les déchets et l’énergie, et prévoit la mise en œuvre de 28 projets dans 13 installations gouvernementales. Confronté à un stress hydrique persistant, le gouvernement égyptien a fait le choix de la valorisation des ressources en eaux non conventionnelles pour l’approvisionnement de ses populations en eau potable et le développement de l’agriculture irriguée. Le pays d’Afrique du Nord s’est engagé dans un vaste plan visant à réutiliser les eaux usées traitées pour la restauration des terres agricoles dans la péninsule du Sinaï. L’Egypte figure également en tête de liste des pays producteurs d’énergies renouvelables en Afrique. Même si une grande partie de l’électricité consommée dans le pays est produite par des centrales thermiques, le Caire s’est fixé comme objectifs de produire 20 % de l’électricité du réseau à partir de sources d’énergies renouvelables d’ici à 2030 et 42 % à l’horizon 2035. Cette politique se traduite par le développement de certaines infrastructures, notamment les parcs solaires comme celui de Benban qui à terme injectera 1,65 MWc dans le réseau électrique nationale de l’Égypte. D’ailleurs la Jica, qui vient d’allouer 240 millions de dollars pour l’économie verte, figure parmi les partenaires financiers du projet solaire photovoltaïque de Kom Ombo (200 MWc), développé par le producteur indépendant d’électricité (IPP) saoudien Acwa Power. Par ailleurs, les IPP développent également de vastes projets éoliens dans le golfe de Suez. Mais cette politique d’expansion des parcs éoliens est fortement critiquée par les écologistes qui soulignent l’impact de ces installations sur les oiseaux migrateurs.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VIVAFRIK)

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