Le Royaume-Uni « fera tout » pour que la COP26 se tienne en présentiel, rassure la présidence britannique

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La pandémie du Coronavirus Covid-19) a pesé négativement sur la tenue de plusieurs rencontres internationales notamment la Conférence des parties (COP 26). L’évènement, qui devait avoir lieu en 2020, a été décalé d’un an pour des raisons sanitaires. Cette 26ème édition est attendue : elle doit notamment permettre de rehausser les ambitions climatiques des pays signataires. Alors que la pandémie limite encore les déplacements à travers le monde, la présidence britannique de la COP26 a annoncé s’organiser pour maintenir le sommet international en présence physique.

Pourtant très attendue, la COP26 de Glasgow avait dû être reportée en raison de la pandémie de Covid-19. Initialement prévu en novembre 2020, le forum international a été déplacé d’un an, et se déroulera du 1er au 12 novembre 2021. L’évolution de la situation sanitaire étant encore préoccupante, Le Président britannique de cette 26ème édition, Alok Sharma a annoncé, le 3 mars 2021, à l’occasion d’un déplacement à Paris qu’il « fera tout » pour que la conférence de l’ONU se tienne en présentiel. « Nous prévoyons l’événement en présence physique. C’est ce que nos interlocuteurs souhaitent », a déclaré l’homme politique.

Alors que le sommet international draine en général des dizaines de milliers de personnes du monde entier « un des points clés pour nous est d’assurer la sécurité non seulement des participants, mais aussi de la population de Glasgow, a indiqué Alok Sharma. Nous ferons des plans pour toutes les éventualités, mais nous ferons tout ce que nous pouvons pour assurer que cette conférence se déroule bien en présentiel », a-t-il ajouté. La COP26 est d’autant plus attendue que l’édition précédente, la plus longue de l’histoire des COP, a été un échec. Elle a en effet révélé d’importantes fractures, avec un blocage des discussions opérées par une poignée de pays comme la Chine, le Brésil, l’Inde, ou les États-Unis, qui devraient quant à eux revoir leur position depuis l’élection de Joe Biden.

Encore « beaucoup à faire »

Alok Sharma a listé quatre priorités pour la présidence britannique, à commencer par des « objectifs ambitieux » d’engagements climatiques par pays et si possible de neutralité carbone pour limiter à 1,5 degré le réchauffement climatique. C’est l’un des objectifs de cette nouvelle COP : les pays signataires devaient soumettre avant le 31 décembre 2020 leurs engagements climatiques révisés à la hausse. L’ONU a cependant alerté fin février que ceux déjà déposés étaient « très loin » des objectifs.

Les trois autres priorités concernent l’engagement des pays développés à financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2025 les politiques climatiques des pays pauvres, les mécanismes de marché carbone, dont les discussions sont restées inabouties, et l’élaboration de plans d’adaptation aux effets du changement climatique. « Il y a beaucoup à faire ces huit prochains mois » a résumé l’homme politique. Le G7 doit se tenir en Royaume-Uni en juin, ou le sommet du G20 en Italie, juste avant la COP26.

Lors de son passage à Paris, Alok Sharma a notamment rencontré Laurent Fabius, président de la COP21 ayant conclu l’accord de Paris, et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Selon le ministère français, les discussions ont notamment porté sur la « mise en œuvre effective » de l’accord de Paris, et les liens climat-biodiversité, alors que de grandes réunions sur la biodiversité sont prévues en 2021, dont le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en septembre à Marseille.    

Moctar FICOU / VivAfrik  

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