Afrique : gestion des forêts, efficacité énergétique à la Une des questions environnementales

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UE – RDC :  E.A.D appuie la conservation et la valorisation de 5 aires protégées Samedi

ACTUALITE.CD a annoncé samedi   le Programme Environnement et Agriculture Durable (EAD) de l’Union européenne (UE) appuie la conservation et la valorisation des 5 aires protégées de la République démocratique du Congo. Ce programme est exécuté par la cellule d’appui à l’ordonnateur national, COFED, dans le cadre du 11e Fond européen de développement (FED). Les 5 sites bénéficiaires de ce programme sont les parcs nationaux des Virunga, Salonga, Garamba, le complexe Upemba-Kundelengu ainsi que la réserve biosphère de Yangambi. Pour rappel, l’EAD est une innovation du Fond européen de développement dans le sens qu’il vise à assurer notamment l’amélioration des conditions des vies de populations riveraines aux aires protégées. Il propose une agriculture sédentaire et durable. Parmi les réalisations de ce programme, la COFED explique les efforts menés ont conduit aux économiques au Parc des Virunga (les 3 barrages hydroélectriques, la chocolaterie). « Au niveau du parc des Virunga, les réalisations que nous avons, il y a les grands mammifères, il y a le tourisme qui était en hausse, mais nous avons le problème de l’insécurité au niveau de l’Est. Nous avons aussi un aspect important que nous avons développé pour les retombées économiques. C’est l’hydroélectricité puisque s’il y a l’agriculture sans électricité, il n’y a aucune PME qui va se développer. Cet aspect a un impact visible. Il y a les savonneries etc. », a expliqué Mme Pascaline Mvula, chargée des programmes, environnement et développement durable à la COFED lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 5 mars 2021 à Kinshasa. Selon toujours Mme Mvula « au niveau de Garamba, il y a eu la réduction du braconnage et l’appui de petits projets d’élevage. Nous y avons également développé un département de développement d’agriculture durable. C’est ainsi que nous avons réhabilité les routes de desserte agricole. À Yangambi, c’est très important de le signaler. Nous avons signé le contrat avec l’université de Kisangani pour la formation des cadres. Il y a la construction de la tour à flux qui est la première en Afrique etc. » Étalé sur une durée de 6 ans soit de 2014 à 2020, le 11e Fonds européen de développement est une des plus importantes enveloppes sur un plan bilatéral avec plus de 620 millions d’euros mobilisés sur quatre axes prioritaires. Il s’agit de la santé (222 millions d’euros), l’environnement et agriculture durable (175 millions) ainsi que l’infrastructure. À ceci s’ajoutent quelques mesures d’appuis transversaux (appui à la société civile : 12 millions d’euros, et autres mesures : 18 millions d’euros).

La conservation de la biodiversité marine dans le programme scolaire, titre MadagascarTribune.com, à sa une du vendredi

Le 1er mars a été célébrée la journée mondiale des herbiers marins. Une occasion pour l’ONG C3 Madagascar (Conservation Centrée sur la Communauté) pour organiser une activité de sensibilisation sur les écosystèmes marins menacés par l’exploitation côtière et la pollution d’origine humaine. Cette célébration met en valeur le rôle en tant de poumon vert inestimable pour la planète et l’humanité attribué à cette biosphère. Les herbiers marins ne sont pas des algues, mais des plantes à fleurs qui vivent dans des zones abritées peu profondes le long de la côte. Ils forment de vastes prairies verdoyantes et denses sous la mer, abritant jusqu’à 3 000 espèces de différentes formes, couleurs et tailles, selon Tribune.com. Les herbiers jouent un rôle important pour les humains et les créatures marines : protection côtière, amélioration de la qualité de l’eau, puits de carbone, zone de reproduction pour poissons commerciaux et refuge pour la biodiversité. Des espèces menacées mais emblématiques comme les tortues vertes marines et les dugongs, espèces clés que les programmes de cet ONG cherchent à protéger, se nourrissent presque exclusivement d’herbes marines. Un hectare d’herbier marin peut abriter jusqu’à 80 000 poissons. Des herbiers en bonne santé sont donc vitaux pour la conservation durable des ressources de pêche. Le site d’information souligne que le 1er mars, journée des herbiers marins, une sensibilisation s’est ainsi tenue au CEG François de Mahy à Diégo Suarez. L’équipe de C3 a commencé la journée par une évaluation des connaissances des élèves de l’école, suivie par une présentation sur les rôles et l’importance des plantes et fleurs marines. 40 jeunes actifs dans la protection de l’environnement, qui ont été recrutés et formés par l’ONG, et qui sont communément appelés « Junior Ecoguards », se sont rendus à Nosy Lonjo sur le littoral proche pour y mettre en pratique leurs connaissances et identifier les différentes espèces d’herbiers marins, ainsi que la faune associée à cet habitat. Ils ont pu observer 4 espèces sur les 11 présentes à Madagascar. Tribune.com déclare qu’à la fin de l’activité, un questionnaire d’évaluation des connaissances a permis d’établir une augmentation de près de 80% des connaissances des élèves. Un élève a dit apprécier pouvoir observer directement les herbiers après la séance théorique, tandis que l’enseignant en charge a insisté sur l’importance de la poursuite de ces activités pour motiver les jeunes à protéger l’environnement. Une convention de partenariat entre l’ONG C3 Madagascar et le Ministère de l’Education Nationale a été signée récemment. Elle vise le renforcement de l’éducation environnementale à travers la formation des enseignants et des jeunes, leur mobilisation et l’inclusion de la conservation de la biodiversité marine dans le programme scolaire au niveau national.

Gestion des forêts : La Commission des forêts d’Afrique Centrale valide son plan de convergence 2021-2025

Un atelier sous-régional s’est tenu à cet effet du 1er au 4 mars 2021 à Douala, nous apprend Cameroon-Info.Net ce vendredi. Les travaux ont été présidés par le ministre camerounais des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, président en exercice de la Commission des forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Pendant quatre jours, les ministres des Forêts de la sous-région ont évalué les résultats du plan d’opérations de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers validé en 2014 à Brazzaville au Congo, pour l’arrimer au tout nouveau plan quinquennal aux défis actuels. « Ce plan vient en appui aux efforts de nos pays en proie aux enjeux majeurs et autres fléaux qui minent le continent et plus particulièrement la sous-région à savoir les effets dévastateurs du changement climatique, la perte de la biodiversité provoquée par les pratiques d’exploitation forestière et faunique illicites et la dégradation des terres surtout en zone désertique », a indiqué Jules Doret Ndongo dans les colonnes de Cameroon-Info.Net. Il précise que ce plan de convergence prévoit la coordination et l’harmonisation des politiques de préservation de la biodiversité forestière. Les experts forestiers de la sous-région ont identifié les acteurs, les montants nécessaires, la programmation politique. Il était question, a expliqué le MINFOF, de procéder à l’évaluation de ce qui a été déjà été fait depuis 2014. Les travaux, a-t-il poursuivi, ont permis d’identifier les efforts déployés, les points sur lesquels un engagement supplémentaire doit être fait, le recours aux partenaires techniques et une feuille de route plus claire, plus précise sur les questions de financement sans lesquelles la forêt ne peut pas jouer son rôle économique qui pourrait culminer sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Adopté en février 2005 à Brazzaville (Congo) au cours du 2è Sommet des chefs d’Etat de la sous-région sur les forêts pour une période de 10 ans, ce plan de convergence a été révisé. Cette version révisée qui a fait l’objet d’étude à Douala a été validée en juillet 2014 par le Conseil des ministres de la COMIFAC pour la période décennale 2015-2025.

ANME : vers le remplacement de 400 mille réfrigérateurs usagés par d’autres plus économes

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et ses partenaires programment le remplacement de 400 mille anciens réfrigérateurs énergivores, dont la durée de vie a dépassé les 10 ans, par des réfrigérateurs économes de classe 1, qui consomment 45 % d’énergie en moins, qu’un appareil de classe 3, a fait savoir hier, webmanagercenter. Ainsi, les anciens réfrigérateurs seront collectés en vue d’être recyclés, en coopération avec l’Agence nationale de gestion de déchets (ANGED), et en coordination avec les industriels et les circuits de distribution. Les réfrigérateurs usagés, dont la durée de vie a dépassé les 10 ans, seront récupérés et remplacés par de nouveaux réfrigérateurs économes, moyennant des prix étudiés et des facilitations de paiement si nécessaire, a précisé l’ANME dans ce site d’information. Actuellement, une première phase pilote de ce programme est en cours d’exécution. Elle vise le remplacement de 30 mille réfrigérateurs, et ce dans le cadre d’un don accordé par la coopération italienne. Grâce à ce programme, une subvention de 10% du coût de l’appareil, sera accordée par le Fonds de transition énergétique (FTE), ainsi que d’une autre subvention (10% du coût de l’appareil), par la coopération italienne, toute en assurant le transport gratuit de l’appareil. Selon webmanagercenter, la Tunisie a adhéré aux efforts internationaux pour lutter contre le changement climatique dans le cadre de ” l’Accord de Paris”, et s’est engagée de réduire l’intensité carbone de l’économie nationale de 41% d’ici 2030, par rapport à l’année de base, 2010.

 821 MW de nouvelles centrales éoliennes construites en 2020

En 2016, Global Data avait prévu une croissance régulière du secteur mondial de l’éolien entre 2016 et 2019, suivie d’une régression en 2020. Une prévision de recul qui ne s’est pas réalisée malgré la pandémie puisque les données de 2020 affichent une croissance de 14,7 % par rapport à 2019, informe Agence Ecofin. L’Afrique et le Moyen-Orient ont installé 821 MW de centrales éoliennes durant l’année 2020. C’est ce qui ressort des analyses du Global Wind Energy Council (GWEC). L’Afrique du Sud est le pays des deux régions ayant installé le plus de capacités au cours de l’année avec 515 MW. Une réalisation qui porte sa puissance éolienne totale à 2 500 MW soit 34 % du parc des deux régions pour ce type de technologie. Elle est suivie par le Sénégal qui a ajouté 103 MW, le Maroc (92 MW), la Jordanie (52 MW), l’Iran (45 MW) et l’Egypte (13 MW). Dans un registre plus global, l’Afrique et le Moyen-Orient n’ont réalisé qu’une part marginale des nouveaux ajouts à l’échelle mondiale. Sur l’ensemble du globe, ce sont 70 GW d’éolien qui ont, en effet, été installés. Selon le GWEC, l’Afrique n’exploite actuellement que 0,01 % de sa ressource éolienne qui a été estimée à 59 000 GW par la Société financière internationale, un membre du groupe Banque mondial. « Pour exploiter le formidable potentiel éolien de l’Afrique et du Moyen-Orient, nous avons, dans un premier temps, besoin d’une volonté politique accompagnée par un accroissement de la collaboration entre les secteurs publics et privés afin de construire un marché durable et de maximiser les bénéfices socio-économiques au plan local. Il sera également crucial de construire des infrastructures régionales de transmission pour s’assurer d’un accès sûr à une énergie abordable et créer des opportunités de commerce international de l’énergie à travers les différents pools énergétiques », a affirmé Emerson Clarke, le coordinateur de la Task Force Afrique du GWEC, selon Agence Ecofin.

Afrique du Sud : des écologistes s’opposent à des forages pétroliers, lance Ocean’s News, il y a une semaine à sa Une

Des écologistes s’opposent à des forages pétroliers – Les ONG South Durban Community Environmental Alliance (SDCEA) et le KZN Subsistence Fisherfolk Forum (KZNSFF) se sont levées contre un permis de forages accordé aux sociétés Eni et Sasol, au large de Kwazulu-Natal. Le weekend du 20 février, ils ont lancé une campagne intitulée “Non au forage pétrolier et gazier”. La préservation de l’environnement fait partie des Objectifs durables pour le développement (ODD). Toutefois, l’environnement se retrouve souvent mis à mal par le forage pétrolier et gazier. Les impacts écologiques de l’exploitation de ces énergies fossiles sont énormes, pointe Ocean’s News. Révoltées face à l’insensibilité des autorités et des multinationales pétrolières, les ONG SDCEA et KZNSFF sont montées au front pour s’opposer à des forages pétroliers à Richards Bay et Scottburgh. Le permis délivré par les autorités sud-africaines autorisaient les sociétés Sasol et Eni à y puiser de l’or noir. À travers la campagne dénommée « Non au forage pétrolier et gazier », les militants comptent tirer la sonnette d’alarme sur l’impact environnemental de la décision du gouvernement, d’autoriser Sasol et Eni à mener une campagne de forages dans les zones susmentionnées. « Ce forage n’affectera pas seulement notre biodiversité marine et nos moyens de subsistance, mais il aggravera également le changement climatique. Le changement climatique est une question cruciale qui a des conséquences catastrophiques comme les conditions météorologiques extrêmes que nous observons avec le cyclone Eloise. Pour éviter cette situation, nous devons cesser d’investir dans les combustibles fossiles, mais plutôt dans les énergies renouvelables. L’Afrique du Sud ne doit pas oublier ses engagements internationaux, comme l’accord de Paris, pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans sa juridiction », a déclaré un activiste.  Bien que 47 groupes environnementalistes, dont les deux susmentionnés, aient tenté de faire annuler cette décision, le gouvernement maintient sa position. D’après Ocean’s News, les environnementalistes affirment toutefois que des campagnes auront lieux sur une base mensuelle afin de sensibiliser et mettre plus de pression sur les autorités. La société sud-africaine Sasol est l’un des principaux investisseurs d’Afrique du Sud. Elle détient différentes infrastructures, dont la raffinerie NATREF. Quant à l’italienne ENI, elle mène depuis 2011 des activités d’explorations et de production sur le sol sud-africain, à travers Eni South Africa BV. Les deux partenaires contrôlent ensemble le bloc ER 236, au large du Kwazulu-Natal. Le périmètre couvre une superficie de 82 117 km2. Eni a pour projet de forer six puits en eau profonde dans le bloc, quatre puits dans une zone au nord du bloc qui s’étend sur 1 840 km2. Les puits seront creusés dans des eaux allant de 1500 m à 2 100 m. Eni compte forer également deux puits dans une zone au sud sur 2 905 km2, dans des profondeurs d’eau allant de 2 600 m à 3 000 m.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VIVAFRIK)

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