Aux femmes qui se battent pour protéger notre océan et notre sécurité alimentaire : Merci !

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Maintenant, imaginez que vous ouvrez les yeux et que vous puissiez regarder sous la surface de l’océan. Pendant une fraction de seconde, imaginez que vous voyez l’étendue des nombreuses conséquences des principales menaces qui pèsent sur la santé des océans: la pollution, la surpêche, la pêche illégale, l’eutrophisation, la crise climatique et même la pollution plastique. La plupart d’entre elles est cachée, ce qui nous laisse presque uniquement voir la beauté de nos océans, et non ce qui est nécessaire pour les entretenir. Lorsque nous considérons vraiment la pression exercée sur nos océans, tout d’un coup, la magie est perdue. Aujourd’hui, en cette Journée internationale de la femme, nous célébrons les nombreuses femmes du monde entier qui se battent sans relâche pour ramener et préserver cette magie ainsi que la stabilité sociale et la sécurité alimentaire qu’elle procure. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un milliard de personnes dans le monde dépendent du poisson comme principale source de protéines animales. Dans certains petits États insulaires, les gens couvrent leurs besoins en protéines exclusivement à partir des fruits de mer. Dans un pays comme le Sénégal, en Afrique de l’Ouest, par exemple, le poisson couvre 70% de l’apport en protéines animales de la population. Depuis des années, les femmes de la région de l’Afrique de l’Ouest, aux côtés des petits pêcheurs, repoussent une industrie de la farine et de l’huile de poisson (FMFO) en plein essor, et un nombre inconnu de navires de pêche étrangers destructeurs qui emportent le poisson, dont les communautés locales dépendent. Les usines de la FMFO, qui appartiennent principalement à des investisseurs hors d’Afrique, sont responsables de la surpêche, qui entraîne déjà la diminution des stocks de poissons en Afrique de l’Ouest, et doivent être tenues pour responsables. Ces dernières années, cette industrie a surexploité des centaines de milliers de tonnes de poissons frais parfaitement propres à la consommation humaine et les a transformés en FMFO. La plus grande partie est exportée vers l’Asie et l’Europe pour alimenter l’industrie de l’aquaculture, les animaux de compagnie ou pour être utilisée dans des produits à base d’huile de poisson oméga-3 destinés à la consommation humaine, note greenpeace.org.            

Relance économique post-Covid-19 : l’amélioration des conditions de travail des femmes de la pêche artisanale doit être la priorité des mesures (CAOPA)

La Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA), à travers ses femmes, estiment que l’amélioration des conditions de travail des femmes de la pêche artisanale africaine doit être la priorité des mesures qui seront prises par les pays en vue de la reprise économique de l’après Covid-19. Aujourd’hui, la plupart des femmes dans la pêche artisanale africaine travaillent dans des conditions insalubres, pour un revenu de misère. Ce n’est plus admissible, car les femmes, tout comme les pêcheurs, ont été des travailleurs essentiels depuis le début de la pandémie’’, ont-elles souligné dans une déclaration faite à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme qui est célébrée ce lundi. Elles se demandent s’il n’y avait pas la pêche artisanale, s’il n’y avait pas les femmes qui y travaillent, combien de millions de nos concitoyens africains auraient été privés de poisson pour se nourrir ? Selon elles, le poisson reste une source essentielle de protéines animales, de micro nutriments et d’acides gras dont l’importance est capitale dans les pays à faible revenu et les petits États insulaires africains, où les régimes alimentaires reposent en grande partie sur le poisson. Au cœur de la distribution du poisson et autres produits halieutiques entre le pêcheur, le consommateur, ces femmes de la pêche artisanale font noter que cette crise sanitaire a montré le rôle irremplaçable de la pêche artisanale africaine et des femmes qui y travaillent pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Il est donc fondamental que nos pays prennent conscience de cela et protègent les zones de pêche, nos sites de débarquement et de transformation, trop souvent contre la prédation d’autres industries qui exploitent nos côtes », ont-elles lancé,  invitant les pays africains à « s’engager résolument » dans l’amélioration des conditions de travail et de vie des femmes de la pêche artisanale. Elles appellent les Etats à prendre pour guide les Directives volontaires de la FAO pour une pêche artisanale durable, et à s’appuyer sur l’expérience, l’esprit d’innovation, l’engagement et la force des femmes de la pêche. « Offrir des conditions de vie et de travail décentes aux femmes de la pêche artisanale est plus que jamais nécessaire pour éviter l’apparition de crises alimentaires et pour assurer la stabilité des communautés côtières en Afrique », ont-elles poursuivi. « Les mesures que nos gouvernements ont mises en place pour freiner la propagation de la covid-19 ont bouleversé notre approvisionnement auprès des pêcheurs qui ne pouvaient plus sortir pêcher et nos activités de transformation et de commercialisation rendues difficiles par les couvre-feux, le confinement et la fermeture des frontières », lit-on dans cette déclaration. Les femmes de la CAOPA rappellent que la FAO a souligné, lors du Comité des pêches (COFI) de février dernier, que les travailleurs et travailleuses de la pêche artisanale sont les plus durement touchés par cette crise’’, parce qu’ils n’ont pas assez de capital pour braver la tempête, mais aussi parce qu’ils dépendent de la pêche pour vivre et se nourrir au quotidien, entre autres. « Comme nous le soulignons à la CAOPA depuis le début de la pandémie, cette crise sanitaire, avec ses corollaires, doit être le détonateur, l’occasion, d’améliorer à long terme, les conditions d’hygiène et de travail des hommes et des femmes de la pêche artisanale », ont conclu les membres de cette organisation professionnelle continentale de la pêche artisanale que dirige le sénégalais, Gaoussou Guèye, par ailleurs président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale maritime (APRAPAM), souligne lejecos.com.                            

Les Etats invités à améliorer les conditions de travail des femmes dans la pêche artisanale

L’amélioration des conditions de travail des femmes de la pêche artisanale africaine doit être une priorité en vue de la reprise économique post-Covid-19, estiment les femmes membres de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA). « Aujourd’hui, la plupart des femmes dans la pêche artisanale africaine travaillent dans des conditions insalubres, pour un revenu de misère. Ce n’est plus admissible, car les femmes, tout comme les pêcheurs, ont été des travailleurs essentiels depuis le début de la pandémie », soulignent-elles dans une déclaration, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme. « Sans la pêche artisanale, sans les femmes de la pêche artisanale, combien de millions de nos concitoyens africains auraient été privés de poisson pour se nourrir ? », s’interrogent ces femmes de la CAOPA. Elles considèrent que le poisson reste une « source essentielle » de protéines animales, de micronutriments et d’acides gras, dont l’importance est capitale dans les pays à faible revenu et les petits États insulaires africains. Etant au cœur de la distribution du poisson et autres produits halieutiques entre le pêcheur le consommateur, ces actrices de la pêche artisanale signalent que la crise sanitaire actuelle a montré le « rôle irremplaçable de la pêche artisanale africaine » et des femmes qui y travaillent pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Il est donc fondamental que nos pays prennent conscience de cela et protègent les zones de pêche, nos sites de débarquement et de transformation, trop souvent contre la prédation d’autres industries qui exploitent nos côtes », ont-elles lancé, invitant les pays africains à « s’engager résolument » dans l’amélioration des conditions de travail et de vie des femmes de la pêche artisanale. Elles appellent les Etats à prendre pour guide les « Directives volontaires » de la FAO pour une pêche artisanale durable, et à s’appuyer sur l’expérience, l’esprit d’innovation, l’engagement et la force des femmes de la pêche, lit-on dans le même sillage à l’aps.sn.  

Moctar FICOU / VivAfrik     

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