L’AECF mobilise un fonds de 1,2 million de dollars destiné aux énergies renouvelables au profit de deux pays d’Afrique

0

Les promoteurs des énergies renouvelables du Mali et du Burkina Faso peuvent pousser un ouf de soulagement. En effet, les deux pays d’Afrique de l’Ouest ont bénéficié d’un fonds de 1,2 million de dollars destiné à garantir les investissements dans des technologies éprouvées dans ces pays.

A travers cette mobilisation de fonds, l’Organisation de développement Africa Enterprise Challenge Fund (AECF) contribue efficacement à encourager les entrepreneurs Maliens et Burkinabès à miser sur les énergies renouvelables.

Pour matérialiser cette initiative, l’AECF a officiellement ouvert vendredi, 19 mars 2021, un fonds de soutien à l’innovation évalué à 1,2 million de dollars. Cet investissement permettra à libérer le potentiel des énergies renouvelables et à susciter de nouvelles opportunités commerciales au Burkina Faso et au Mali.

Avec le budget mobilisé, les entreprises et les entrepreneurs de ces deux pays ont la possibilité de demander un financement pour renforcer leur accès aux innovations prometteuses. Ils pourront obtenir un soutien financier, technique et de mise en réseau, afin de transposer, à grande échelle, des prototypes existants et qui ont fait leurs preuves, a expliqué l’AECF.

Mieux, argue Victoria Sabula, directrice générale de l’AECF : « Le fait d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable accessibles et peu coûteuses permet de créer des emplois, de développer les économies et de mettre en place des moyens de subsistance plus durables ».

En effet, promouvoir les énergies renouvelables, c’est offrir des solutions permettant de réduire les impacts négatifs associés à l’utilisation des modes de cuisson traditionnels, tant chez les ménages qu’au sein des institutions. À terme, les énergies renouvelables renforcent la résilience des communautés face au changement climatique. Des utilisations fructueuses telles que le pompage de l’eau, l’agro-transformation, les services de refroidissement et de réfrigération sont des exemples que le fonds entend soutenir. En faisant acte de candidature, les entreprises et les entrepreneurs devront montrer comment les innovations qu’ils proposent transformeront les moyens de subsistance des ménages à faibles revenus par la création d’emplois et la diversification de ces moyens de subsistance, a analysé Kimberly Adams dans les colonnes du site d’information magazinedelafrique.com.  

Dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), le monde s’est fixé un objectif ambitieux : garantir l’accès universel à une énergie fiable et durable d’ici à la fin de la décennie. Cependant, constate l’organisation, la moitié du continent africain n’ayant pas accès à l’électricité et les deux tiers n’ayant pas accès à des solutions de cuisson propres, des investissements supplémentaires sont nécessaires pour stimuler l’innovation et accélérer l’adoption de sources d’énergies modernes.

Le fonds de soutien à l’innovation s’appuie sur l’initiative REACT (Énergies renouvelables et technologies d’adaptation au changement climatique), qui a été lancée pour aider le secteur privé à développer et à étendre ses technologies d’énergie propre aux communautés rurales d’Afrique.

Le fonds investira dans des technologies qui répondent aux besoins du marché, tout en accélérant le développement de solutions existantes pour mieux servir les communautés africaines ; le fonds délaissera les technologies encore au stade de prototype.

Sur ce point précis, Victoria Sabula, confié à Kimberly Adams que « le fonds de soutien à l’innovation est essentiel pour favoriser une transformation à grande échelle au sein des communautés locales. Le fait d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable accessibles et peu coûteuses permet de créer des emplois, de développer les économies et de mettre en place des moyens de subsistance plus durables. »

Grâce à ce fonds, son organisation « espère dénicher de nouvelles façons d’utiliser les technologies renouvelables, qu’elles soient domestiques, communautaires ou commerciales, afin de générer des revenus et de créer des emplois », précise-t-elle.

Lancée en 2008, rappelle Kimberly Adams, l’AECF a investi dans 292 entreprises dans plus de 40 chaînes de valeur et 26 pays d’Afrique subsaharienne. L’AECF se concentre spécifiquement sur l’agribusiness, les énergies renouvelables et les technologies climatiques, tout en abordant les thèmes transversaux du genre, de la jeunesse et des contextes fragiles.  L’organisation a eu, revendique-t-elle, un impact sur les vies de plus de 27,7 millions de personnes, a créé près de 24 000 emplois et a mobilisé plus de 740 millions $ en fonds de contrepartie.

Par exemple, l’organisation vient de soutenir un vaste projet d’irrigation au Burkina Faso, mené par la société Buy-Us Solar. Ce fournisseur burkinabé de motopompes solaires contribue au développement de l’agriculture irriguée dans ce pays du Sahel. Grâce à la « Futurepomp SF2 », chaque agriculteur burkinabé peut détenir une motopompe en déboursant, en moyenne, 475 000 F.CFA (724 euros).

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire