Les enjeux socio-économiques des ressources minières au menu de la 5ème édition de Journée des Sciences de la Terre au Sénégal

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L’Association Sénégalaise des Femmes en Géologie (ASFEG) a pour mission de contribuer à assurer une meilleure appréhension des sujets sur les enjeux socio-économiques qui s’attachent aux sciences de la terre. C’est ce qu’a fait savoir la structure à l’occasion de la 5ème édition de la journée des sciences de la terre.       

Au cours de la célébration de cette journée mercredi 24 mars 2021, Mme la ministre Sénégalaise des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima a mis l’accent sur l’importance des géoressources dans le développement socio-économique durable des terroirs pour une prise en compte des capacités de résilience des populations vulnérables face aux risques et catastrophes environnementaux actuels et aux impacts négatifs des exploitations minières. D’où le choix du thème « Géoressources et résilience sociale des populations dans l’espace Francophone ».

« C’est devenu un besoin nécessaire d’embrasser une démarche inter disciplinaire transversale intégrée et participative pour relever le défi des inégalités sociales et environnementales vécues à tous les niveaux par la population notamment par celles qui sont impactées par les activités minières. Le secteur minier a ainsi été retenu parmi les six secteurs prioritaires identifiés pour servir de moteur de croissance au reste de l’économie à travers l’axe 1 du PSE qui vise une transformation structurelle de l’économie par la consolidation des moteurs actuels de la croissance et de développement de secteurs créateurs de richesses, d’emplois à forte capacité d’exportation et d’attraction d’investissement privés » a expliqué la ministre.

Qui est d’avis qu’il est reconnu par la communauté des nations que la non prise en compte des risques environnementaux dans les politiques de protection sociale et de développement économique rend vulnérables les populations pour lesquelles elles sont élaborées.

Pour sa part, Massata Cissé relève que l’apport des mines dans le développement économique et social implique véritablement que les ressources naturelles qui existent au Sénégal soient utilisées après y avoir été extraites et transformées pour le bien de la société.

La célébration de la 5ème édition de la Journée des Sciences de la Terre a, en outre, permis aux participants, aux élèves mais aussi à la population de comprendre un peu l’enjeu que les mines et les géosciences peuvent avoir. Suffisant pour M. Cissé d’exhorte les parties prenantes à travailler ensemble pour un meilleur profit pour tous. « Les rapports du ministère sont assez éloquents pour une transformation structurelle de notre économie afin de tirer l’ensemble des ressources, de les valoriser, de créer des emplois, de créer des activités génératrices de revenus, de créer des richesses qui permettront au Sénégal d’avoir un niveau de croissance pour un développement équilibré », at-t-il justifié.

Dana la foulée, le Canada, un pays qui regorge d’énormes ressources naturelles a choisi de miser sur une longue trajectoire de collaboration et de coopération en matière de gestion des ressources naturelles avec le gouvernement du Sénégal mais également dans la sous-région, a fait valoir son ambassadrice au Sénégal.

Dans le même ordre d’idées, l’Ambassadrice du Canada a soutenu que « cette coopération est pour la promotion des sciences comme une aventure très intéressante, génératrice d’emploi, et autant en matière d’éducation ».

La commémoration de la 5ème édition de la journée des sciences de la terre a permis une meilleure appréhension sur l’importance des géoressources dans le développement socio-économique ainsi que les enjeux socio-économique qui s’attachent aux sciences de la terre pour sa survie et son mieux être. Il s’agit, entre autres, de l’industrie minière, la protection de l’environnement, la santé, l’agriculture, les ressources en eau, en pétrole et en gaz. Elle a également permis de sensibiliser les populations sur les exigences sanitaires environnementales et sécuritaires dans les zones d’exploitation, mais surtout les élèves et étudiants sur l’utilité de l’eau à toutes les étapes du cycle minier, tout en les aidant dans leurs choix et orientations en suscitant leur esprit entrepreneurial.

Moctar FICOU / VivAfrik

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