Pour Momath Bâ, la création de l’emploi des jeunes au Sénégal passe par l’industrialisation de l’économie

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Le directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI) estime que son institution peut contribuer à la création d’emplois par l’industrialisation de l’économie en favorisant l’installation d’entreprises dans les zones économiques spéciales érigées à travers le pays.

Momath Bâ qui s’entretenait mercredi 14 avril 2021 avec la presse en marge d’une visite de parlementaires membres de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale sur le site du Parc industriel de Diamniadio, dans le département de Rufisque a expliqué que « l’APROSI pourrait apporter beaucoup dans la création d’emplois en créant des hangars pour y installer des entreprises locales et étrangères qui pourront recruter du personnel à haute intensité ».

Poursuivant son speech, il laisse entendre que les zones économiques spéciales telles que le Parc industriel de Diamniadio (PID) ont pour vocation l’incubation, la création d’industries au niveau des communes, en vue d’aider à formaliser les petites et moyennes industries et les mettre dans des conditions idoines de développement avec des avantages et des exonérations.

« Ces initiatives peuvent être une réponse pérenne à la question de l’emploi des jeunes puisque déjà au niveau du domaine industriel de Diamniadio, il y a 5 000 emplois générés par l’installation de la trentaine d’entreprises sur place », a-t-il ajouté.

L’APROSI « est en train de travailler avec des centres de formation pour répondre à la question de l’adéquation formation-emploi afin de pourvoir la demande des industriels au niveau du site » du Parc industriel de Diamniadio, a-t-il encore renchéri.

Poursuivant son allocution, Momath Bâ informe que « les entreprises installées sur le domaine industriel ont besoin de main d’œuvre et des fois, c’est très difficile d’en trouver pour certains métiers », la plateforme industrielle de Diamniadio « offre beaucoup de travail à des ouvriers, à des employés intermédiaires » et œuvre « pour la formalisation et la formation de jeunes pour avoir des emplois » au sein des industries locales.

A l’en croire, « des milliers de jeunes travaillent ici dans tous les métiers, soudeurs, chaudronniers, des jeunes et des femmes dans les manufactures, la maçonnerie, le textile, entre autres », a dit M. Ba qui considère que l’exemple de Diamniadio, un écosystème favorable au développement d’entreprises, devrait pouvoir être dupliqué dans les régions, en vue d’apporter « une réponse » à l’emploi des jeunes et les retenir dans leurs terroirs.

Signalons que la plateforme de Diamniadio, inaugurée en 2018, pour un investissement de 25 milliards de francs CFA consenti par l’Etat du Sénégal, est gérée par l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels. Elle accueille dans sa première phase une trentaine d’entreprises, sans compter aux demandes d’installation « en instance d’approbation », selon le directeur général de l’APROS.  

Le domaine industriel de Diamniadio et la plateforme dont elle dépend constituent un écosystème capable d’employer « plus de 40 000 travailleurs avec déjà pour le moment 5 000 emplois au niveau du domaine industriel et plus de 1 400 sur la plateforme », a précisé Momath Bâ. Qui « confie que cela veut dire que le Sénégal a intérêt à augmenter l’intérêt qu’il porte à ce domaine ».

Les députés ont visité à Diamniadio une vingtaine d’entreprises au pas de charge. Ils ont pris l’engagement de plaider pour que davantage de moyens soient accordés à l’APROSI mais également pour l’érection d’autres zones économiques spéciales à travers tout le territoire sénégalais.

Moctar FICOU / VivAfrik           

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