Maroc : Immersion dans le Parc éolien de Melloussa

0

Le secteur des énergies renouvelables du Maroc qui s’est doté d’un parc éolien, baptisé Khalladi, situé à 30 km de la ville du détroit est sur une courbe ascendante. Le renforcement du portefeuille des énergies renouvelables s’est aussi traduit par l’inauguration de ce parc éolien, d’une capacité de 120 Mégawatts (MW) et développé par le groupe saoudien Acwa Power (75%) en collaboration avec le fonds d’investissement Arif (25%) le 29 juin 2018. La construction de cette centrale témoigne la poursuit ses investissements dans les énergies renouvelables au Maroc par le groupe Taqa.

Près de huit ans après avoir lancé les travaux de développement de sa première ferme éolienne, le groupe énergéticien émirati continue d’y croire malgré le retard considérable dans l’allumage de ce projet ambitieux.

Signalons que ce projet fournit de l’énergie propre à plusieurs clients industriels, majoritairement cimentiers (tels que LafargeHolcim, Asment et Cimat), à des tarifs compétitifs – reflète « la confiance dans l’expertise marocaine», avait affirmé le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah.

En 2020, le premier producteur privé d’électricité au Maroc (Taqa Morocco a étanché la soif de près de 38% de la population en matière de la demande nationale en électricité). La compagnie a récemment mobilisé plus de 10 millions de DH au profit de sa filiale Taqa Morocco Wind Coroporation, qui développe depuis 2013 une ferme éolienne d’une capacité de 140 MW près de la zone industrielle de Melloussa, près du port Tanger Med.

Avec cet investissement, le montant injecté par le groupe contrôlé par Abu Dhabi National Energy passe à plus de 40 millions de DH. Malgré tout, ce projet tarde à voir le jour, notamment pour sa phase 1 d’une capacité de 60 MW pour laquelle Taqa Morocco avait annoncé dès 2016 que sa phase de closing était « imminente ».

Qu’est-ce qui retarde donc ce projet qui devrait faire entrer en lice la quatrième ferme éolienne d’envergure dans le nord du pays, après celles de Khalladi (ACWA Power), Koudia Al Baida (Futuren du groupe français EDF) et le Parc éolien de Tanger (ONEE) ? Pour l’instant, rien ne filtre sur les raisons de l’allongement de façon interminable de la phase du développement du parc de Melloussa, mais il semblerait que le circuit de « permetting » connaît plusieurs goulots d’étranglement au niveau du pilote, en l’occurrence l’agence MASEN. Et cela est préjudiciable à plusieurs autres projets qui n’arrivent pas à sortir de terre. C’est dire que le changement attendu à la tête de cet organisme public, stratégique pour plusieurs projets entrant dans le cadre de la Loi 13-09, suscite beaucoup d’espoirs chez les producteurs privés potentiels d’électricité y compris Taqa Maroc qui rêve de verdir son bilan avec ses projets d’énergies renouvelables, a-t-on analysé dans les colonnes de challenge.ma.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire