La FAO accompagne les coopératives agricoles du Togo afin qu’elles soient éligibles aux financements

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Les coopératives agricoles du Togo bénéficient un soutien de taille dans leur lutte d’être éligibles aux financements. Cet appui est assuré par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La situation que traversent ces coopératives qui doivent être professionnalisées est alarmante. La plus part d’entre elles ne sont pas organisées, structurées ou immatriculées, ce qui de facto limitent leur éligibilité aux divers financements disponibles.  

Le chargé de programme au bureau de la FAO Togo, Oyétoundé Djiwa a noté que sur la centaine de coopératives identifiées au Togo et avec qui, son institution et autres partenaires entendent collaborer, les principaux membres ignorent les rôles et responsabilités et les principes coopératifs définis par l’Organisation pour l’harmonisation des droits des affaires en Afrique (OHADA).   

A titre d’exemple M. Djiwa cite le Projet national de promotion de l’entrepreneuriat rural (PNPER) financé par le FIDA et qui avait ciblé 200 coopératives à accompagner. Au bout du compte, le nombre de coopératives éligibles n’a pas pu être atteint, pour la simple raison qu’elles ne sont pas organisées et structurées et ne disposent pas d’immatriculation.

Suffisant pour le chargé de programme au bureau de la FAO Togo qui s’est confié à nos confrères de agridigitale.net de formuler un plaidoyer « La FAO a même lancé cette année un programme à l’endroit des coopératives où il était question de soumettre des projets et avoir du financement à hauteur de 10 000 dollars pour leur réalisation. Malheureusement, on n’a eu que 13 demandes pour le projet concernant la covid-19 et 83 demandes pour les activités agricoles ou forestières. Nous voulons que beaucoup de coopératives soient capables de soumettre à un bailleur une petite idée ».

Pour inverser la tendance, la FAO a jugé utile d’identifier cent (100) coopératives à former en raison de deux personnes par coopérative, comme sa contribution au PNPER.

Plusieurs membres issus de diverses coopératives sont déjà formés dans les autres régions du pays et une séance de deux jours, ouverte jeudi 6 mai 2021 à Tsévié (35 km de Lomé) consacre l’apothéose des 8 séries de formations à l’endroit des coopératives, note-t-on dans les colonnes de agridigitale.net.

Les participants ont bénéficié de tous les outils et connaissances nécessaires pour créer et gérer une coopérative suivant les normes de l’OHADA. Ils partageront en retour, les savoirs acquis à leurs membres.

Selon les données officielles, sur plus de 20 000 groupements de producteurs agricoles du Togo, seulement 6 000 sont reconnues immatriculées auprès du ministère de l’agriculture.

« Du travail reste à faire », martèle M. Djiwa qui reste persuadé qu’avec les différentes formations qui ont pris fin vendredi 7 mai 2021, ont marqué le début d’une nouvelle ère pour les sociétés coopératives du Togo. Cette professionnalisation sera très bénéfique pour le monde rural.

Moctar FICOU / VivAfrik

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