Le Sénégal prêt à collaborer avec l’UE et l’AFD « pour un monde libéré de la faim et de la malnutrition »

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Le Docteur Amadou Noury Diallo, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a assuré jeudi 24 juin 2021 à Dakar que le gouvernement sénégalais est disposé à collaborer avec l’Union européenne (UE) et l’Agence française de développement (AFD) « pour un monde libéré de la faim et de la malnutrition ».

« L’Etat du Sénégal, par ma voix, renouvelle son soutien et sa disponibilité à collaborer avec l’UE et l’AFD pour un monde libéré de la faim et de la malnutrition », a-t-il notamment déclaré.

M. Diallo s’exprimait au cours d’un atelier consacré au projet « FAIR Sahel : Promouvoir une intensification agroécologique de l’agriculture pour favoriser la résilience des exploitations dans le Sahel l’équivalent en Anglais de Fostering and agroecological intensification to improve farmers resilience in Sahel au Sénégal ».

Selon l’Agence de presse sénégalaise qui donne l’information, le responsable Sénégalais a rappelé que « le Sénégal avait très tôt souscrit à la démarche agroécologique en accueillant le 1er symposium panafricain sur l’agroécologie en novembre 2015, avec l’appui de la FAO ».

L’objectif de ce symposium, qui a enregistré la participation des membres de la société civile, des décideurs politiques, des chercheurs et des organisations paysannes de l’Afrique, « était de réfléchir sur le potentiel de l’agroécologie dans la recherche de stratégie d’adaptation aux changements climatiques, la lutte contre la pauvreté, l’atteinte de la sécurité alimentaire », a-t-il poursuivi.

« C’est ainsi que des recommandations ont été formulées afin de placer l’agroécologie au centre du développement agricole de l’Afrique surtout pour les petites exploitations familiales »,

« L’environnement et la gestion des terres étant des compétences déléguées aux maires, un réseau de maires des communes vertes et écologiques du Sénégal a été mis sur pied en janvier 2017 afin de promouvoir l’agroécologie », a avancé le conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Pour le Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), Momar Talla Seck, il s’agira « donc pour le consortium constitué, de mobiliser toutes les bonnes pratiques possibles d’intensification agroécologique qui permettront d’évoluer vers une agriculture intelligente pour relever les défis actuels ».

Poursuivant son allocution, Momar Talla Seck a renchéri qu’« au regard des potentialités de l’équipe de recherche, ainsi que des communautés engagées dans ce projet, je reste persuadé que des propositions concrètes sur l’intégration des pratiques agroécologiques sortiront de sa mise en œuvre ».

Rappelons que le projet FAIR Sahel, sous la direction du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) intervient au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. Il est exécuté par un consortium d’Instituts de recherche dont l’Institut sénégalais de recherche agricole et d’autres du Mali, du Burkina Faso, du Mali, de la France, des Pays Bas, de l’Allemagne, de l’Espagne et de la France.

Des officiels, plusieurs représentants d’organisations paysannes, d’instituts de recherche, du secteur privé, de la société civile, des experts, des chercheurs et spécialistes ainsi que des partenaires techniques et financiers ont pris part à l’ouverture des travaux de l’atelier.

Moctar FICOU / VivAfrik

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