Madagascar et la RDC misent sur les outils innovants pour renforcer leur résilience climatique

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La lutte contre le changement climatique s’intensifie dans le monde. En Afrique particulièrement, la mobilisation nationale pour s’adapter au réchauffement climatique se met en route progressivement. C’est dans cette optique que Madagascar et la République Démocratique du Congo (RDC) ont rejoint le rang des pays qui élaborent des outils de prévisions et de surveillance de phénomènes tels que les feux de brousse et les inondations.

En termes clairs, le gouvernement malgache et son partenaire, l’Agence allemande de coopération internationale au développement (GIZ) ont lancé le mardi 20 juillet un géoportail de surveillance des feux de brousse. Ce portail web public permettra d’accéder à des services de recherche et de visualisation de données géographiques ou géolocalisées relatives aux feux de brousse.

Grâce aux données fournies par cet outil, le ministère malgache de l’Environnement et du Développement durable réalisera progressivement une « météo du feu» dans le pays. L’outil permettra également de mobiliser à temps les services du ministère en charge de la gestion des feux.

Selon les données de la Direction de la revalorisation des ressources forestières du ministère de l’Environnement malgache, 10 000 hectares de forêts sont perdus chaque année à Madagascar à cause des feux de brousse. La dégradation des paysages terrestres due aux feux de brousse entraîne des pertes économiques et biologiques, réduit la fertilité des terres agricoles, assèche les cours d’eau pendant la saison sèche et accroît la désertification.

Dans cette même idée, la République démocratique du Congo (RDC) a mis en service la semaine dernière, le Centre hydro-informatique du Congo (Chic). Installé à Kinshasa, il devrait permettre au pays de gérer durablement ses ressources en eau et de lutter contre les inondations.

Inauguré par la ministre congolaise de l’Environnement et du Développement durable, Eve Bazaiba, le Chic est équipé d’appareils dédiés à la surveillance et au contrôle des masses d’eau. Il permettra de prévenir les catastrophes naturelles causées par le changement climatique. Grâce à ce centre, le ministère de l’Agriculture veillera à la bonne gestion des saisons agricoles.

Le Centre fait partie du projet de Gestion intégrée des ressources en eau (Gire). Ce projet est financé à hauteur de 10,5 millions $ par le gouvernement égyptien dans le cadre d’un accord signé en 2012. Il a pour objectif de renforcer les capacités des experts congolais en matière d’irrigation et de gestion des catastrophes, en surveillant l’hydrométrie de la rivière Semuliki. Il permettra également de former 100 agriculteurs et de construire 30 forages pour l’approvisionnement en eau potable.

Moctar FICOU / VivAfrik

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