Sénégal : le Pr Moussa Baldé s’explique sur la mise à disposition de l’engrais auprès des producteurs

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Le ministre Sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural a profité de l’émission matinale de la Radio future média (RFM) du 11 aout 2021 pour aborder des questions tournant autour de ce début d’hivernage marqué en partie par une pluviométrie un peu variable par localités dans son pays.

Lors de cette émission, le Pr Moussa Baldé a, en outre, assuré que ses services ont déjà fini de convoyer 60% des quantités d’engrais destinées aux cultures arachidières et 35% des tonnes prévues pour le maïs et le sorgho. Il a enfin souligné son ambition de terminer cette opération avant fin août 2021.

« L’année dernière, j’ai achevé la distribution de l’engrais maïs, arachide le 31 août. J’ai poursuivi la distribution de l’urée jusqu’au 20 septembre. Mon programme cette année », c’est de « terminer d’ici au 31 août la distribution de l’engrais maïs, arachide, etc. », a-t-il précisé.

« C’est vrai que par rapport à l’année dernière, nous avions des scores plus élevés, mais nous discutons avec les ICS (Ndlr : Industries chimiques du Sénégal) et les opérateurs pour que l’engrais arrive chez les producteurs », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a expliqué que cette distribution d’engrais a commencé par les zones sud, puis centre (Saloum) avant de se poursuivre dans le nord, compte tenu des réalités de la pluviométrie.

Le professeur Moussa Baldé a en outre signifié que le contexte de pandémie de Covid-19 et l’augmentation du fret ont rendu « très cher » l’engrais provenant de l’extérieur.

Dans ce contexte, il a dit avoir engagé, au niveau local, des discussions avec les Industries chimiques du Sénégal (ICS) qui produisent de l’engrais, de concert avec les producteurs.

« Nous avons mené des discussions avec les ICS en association avec des opérateurs pour harmoniser le prix de l’engrais pour cette campagne », a-t-il expliqué.

« Malgré tout, il y a eu des lenteurs », a reconnu le ministre, même si dit-il les ICS « ont produit presque 30 000 tonnes convoyées vers les producteurs ».

« Nous travaillons pour produire 10.000 autres tonnes. Nous travaillons à ce que les ICS accélèrent leur production d’engrais », a ajouté le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Moctar FICOU / VivAfrik   

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