Pour NOAA, le mois de juillet 2021 est le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre

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Le mois de juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre, a indiqué, vendredi 13 août 2021, l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Selon elle, « cette chaleur extrême » est directement liée au réchauffement climatique.                   

« Cette chaleur extrême » est « un reflet des changements sur le long terme » liés au réchauffement climatique, explique la NOAA dans un communiqué. Les événements météorologiques extrêmes, notamment des températures records en Amérique du Nord ainsi que des incendies et inondations meurtrières en Europe, se sont multipliés cet été.

L’agence scientifique américaine, évoque une « trajectoire inquiétante » pour la planète sous les assauts du changement climatique. Cette « première place est la pire », a commenté dans un communiqué le chef de l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine, Rick Spinrad. « Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré. » Au même moment, des feux virulents et autres phénomènes climatiques extrêmes frappent actuellement des régions du monde, de la Sibérie à l’Algérie, de la Turquie à la Californie.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016, qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020. Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

Le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) a de son côté estimé la semaine dernière que le mois de juillet 2021 était le troisième mois de juillet le plus chaud sur Terre.

Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est « que » de 1,1 °C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 °C, à +1,5 °C de préférence. Les appels à agir se multiplient et tous les regards se tournent désormais vers Glasgow, où se réuniront en novembre les dirigeants du monde entier pour la conférence climat COP 26.                             

Le réchauffement de la planète pourrait atteindre le seuil de +1,5 °C autour de 2030, dix ans plus tôt qu’estimé, menaçant de nouveaux désastres « sans précédent », selon ce rapport. Les humains sont « indiscutablement » responsables des dérèglements climatiques et n’ont d’autre choix que de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre s’ils veulent en limiter les dégâts », ont constaté les experts du GIEC.

Rappelons que l’annonce de ce record est intervenue quelques jours seulement après la publication d’un nouveau rapport des experts climat de l’ONU (GIEC), montrant sans équivoque que le climat change plus vite qu’on le craignait, par la faute de l’humanité.               

Moctar FICOU / VivAfrik

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