Wood Mackenzie appelle à profiter des prix élevés du baril de pétrole pour alimenter la transition

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Une analyse du consultant américain sur les ressources naturelles, Wood Mackenzie a expliqué qu’il est impératif pour les producteurs de pétrole et de gaz de profiter des recettes actuelles et de leurs flux de trésorerie importants pour accélérer la décarbonisation de leurs activités.

Face à la problématique du climat, il faut une prise de conscience immédiate des producteurs d’énergies fossiles pour stopper les émissions de carbone et rendre plus propre la consommation d’énergie sur la planète, a expliqué à Ecofin Olivier de Souza.

A l’en croire, le document qui a été publié le 19 août 2021, s’appuie sur les activités de 45 compagnies internationales et estime qu’elles généreront une manne d’un trillion de dollars en plus des flux de trésorerie de planification et de base, si le Brent reste dans une fourchette de 50 à 70 dollars le baril pour le reste de la décennie.

Pour Wood Mackenzie, une fois que les énergies renouvelables occuperont la plus grande part dans le mix énergétique mondial, le choc sera violent pour les producteurs. Il les invite à s’engager davantage auprès des pouvoirs publics et de la société dans son ensemble pour verdir leurs actifs s’ils souhaitent continuer à exister au cours des prochaines décennies.

« Il est incroyablement rare qu’une industrie soit avertie pendant des décennies que son activité est menacée. Non seulement l’industrie du pétrole et du gaz a le luxe d’être clairement avertie, mais elle bénéficie également d’un flux de trésorerie important grâce à la hausse des prix […]. Le secteur a la possibilité de […] renforcer les bilans et accélérer la transformation des entreprises », a-t-on lu dans le document.

Par ailleurs, Wood Mackenzie estime que les majors alloueront un sixième de leur budget d’investissement de 2021 aux énergies renouvelables, soit 15 milliards de dollars répartis équitablement entre les fusions et acquisitions et les dépenses d’investissement organiques. Il juge ce montant insuffisant pour faire bouger les lignes et souligne qu’en fait, les acteurs ne font qu’effleurer les dépenses en faveur de la décarbonisation.

Moctar FICOU / VivAfrik                                        

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