RDC – La source de la pollution des rivières Kasaï et Tshikapa toujours pas déterminée par les scientifiques

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Le directeur du Centre de recherche en ressources en eau du bassin du Congo (CRREBAC), l’hydrologue Raphaël Tshimanga craint que les polluants qui affectent les rivières Kasaï et Tshikapa en République démocratique du Congo (RDC) « aient des effets à long terme sur la faune et la flore ». La grave pollution qui a des conséquences sur les populations riveraines a touché ces rivières depuis fin juillet. Pendant ce temps, « les scientifiques n’ont toujours pas déterminé le type de (cette) pollution ».

En effet, plus de trois semaines après la pollution des rivières Kasaï et Tshikapa, aucune équipe de scientifiques n’est encore descendue sur les lieux en vue d’identifier le type de polluants et déterminer les conséquences à court, moyen et long terme. Cette attitude est vivement déplorée par le Pr Raphaël Tshimanga, jeudi 26 août 2021, lors d’une interview exclusive accordée à Radio Okapi.

Selon le directeur du CRREBAC, « la RDC ne s’est pas encore décidée jusqu’à présent pour que les gens puissent descendre sur le terrain. Il n’y a aucun scientifique qui a été sur le terrain pour le moment. C’est ce que nous sommes en train de déplorer », fustige-t-il à Radio Okapi.  

Le responsable qui s’est confié à Alain Irung a déploré le fait que la situation reste « préoccupante » car Kinshasa n’est pas non plus à l’abri de cette pollution. 

Rappelons qu’un rapport des scientifiques et experts en la matière a été déposé auprès des décideurs à l’issu d’un atelier autour de cette question, afin de prendre des mesures appropriées pour la dépollution de ces rivières.

« Le jeudi 19 aout (2021), nous avions eu l’opportunité de pouvoir réunir les scientifiques et les spécialistes et les professionnels de 36 institutions professionnelles qui travaillent dans les ressources en eau, secteur des ressources naturelles et gestion des catastrophes. Les scientifiques ont pu analyser la situation et ont fait des recommandations appropriées. Le rapport de l’atelier a été déposé au niveau du gouvernement et institutions ad hoc. C’est important que le gouvernement puisse se saisir de ce rapport pour mener des actions appropriées sur le terrain, afin de déterminer la nature de la pollution et établir les mesures de réparations. Quand un problème surgit, une catastrophe environnementale, il faut qu’elle soit déclarée par notre gouvernement », a indiqué Pr Raphaël Tshimanga par ailleurs directeur du Centre de recherche en ressources en eau du bassin du Congo.

Moctar FICOU / VivAfrik

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