COP 26 : les pays pauvres ambitionnent d’obtenir 750 milliards de fonds climatiques par an à partir de 2025, selon Seyni Nafo

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Le porte-parole du groupe des négociateurs africains sur le climat, le Malien Seyni Nafo a confirmé que les pays les plus vulnérables ambitionnent d’obtenir des pays riches un engagement de financement climatique de 750 milliards $ par an, à l’horizon 2025.

Rappelons qu’en 2009, les pays riches ont convenu d’allouer, à partir de 2020, 100 milliards $ par an à l’action climatique des pays pauvres qui polluent peu, mais sont très vulnérables. L’augmentation du montant promis figure parmi les préoccupations des négociateurs africains pour la COP 26 prévue du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow au Royaume-Uni.

Cette nouvelle ambition de financement fait partie des sujets que le groupe des négociateurs africains entend aborder à la COP 26 qui se tiendra à Glasgow. Elle fait suite à l’engagement pris par les pays riches en 2009 à mobiliser 100 milliards $ par an, pour les pays vulnérables à partir de 2020. Il était également prévu que ce montant soit revu à la hausse par les parties.

Si ce nouvel objectif est accepté par les pays riches, les pays africains prévoient de mobiliser le tiers de ces 750 milliards $. « Selon nos calculs, la moitié de la somme sera consacrée à l’adaptation et l’autre moitié à l’atténuation. Cela fera plus de 120 milliards $ pour l’adaptation. Notre cible pour ce volet de l’action climatique est de mobiliser au moins 100 milliards $ par an. Cette négociation doit démarrer à Glasgow et se terminer avant 2025 », a affirmé Seyni Nafo.

Pour qui, les pays africains désirent conforter la détermination de ce nouveau seuil de financement sur un processus technique global qui permettra une détermination commune du besoin réel des pays pauvres en termes de financement climatique.           

Moctar FICOU / VivAfrik 

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