Préservation de la biodiversité : La France abrite le congrès mondial de la nature de l’UICN

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Le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s’est ouvert ce vendredi 3 et déroulera jusqu’au 11 septembre 2021 à Marseille en France après un an de retard dû à la propagation de la pandémie du Coronavirus (Covid-19).

L’enjeu du Congrès mondial de la nature qui se tient en principe tous les 4 ans est de relancer la mobilisation générale pour faire face à la crise de la biodiversité et à la disparition des espèces. Durant l’évènement, l’UICN va présenter son plan stratégique pour les dix prochaines années, intitulé « Nature 2030 ».

Dans cette période d’événements extrêmes, comme les inondations ou les incendies, l’UICN appelle aussi à préserver les écosystèmes pour atténuer les effets du changement climatique. À commencer par la protection des forêts, qui absorbent le CO2, et la conservation des zones humides, comme les mangroves, pour éviter les inondations.

De l’avis de Sébastien Montcorps, président de l’UICN France, « aujourd’hui, la crise de la biodiversité est aussi grave que la crise du changement climatique. Et la nature est notre alliée dans la lutte contre le réchauffement climatique », explique-t-il insistant sur le fait que « la nature est pourvoyeuse de solution ».

L’Union internationale pour la conservation de la nature, à travers ce congrès lance un appel pour plus d’engagement des États. L’objectif final du congrès est le vote des « 109 résolutions et recommandations de Marseille ». Les 93 résolutions vont concerner les engagements de l’organisation pour elle-même, ses angles d’actions, et les 19 recommandations s’adresseront aux gouvernements et aux organismes extérieurs.

Dans la perspective de la COP26 prévue du 1er au 12 novembre 2021 et de la convention pour la diversité biologique au printemps de 2022, l’UICN veut peser de tout son poids pour que les États s’engagent à agir pour et avec la nature.

L’ONG appelle également à ce que l’écologie ait une place bien plus importante dans les plans de relance économique post-pandémie. « Cette crise sanitaire que nous avons vécue est liée à la biodiversité et est une opportunité pour que l’on invente le monde d’après, insiste Sébastien Montcorps. Donc nous demandons aux États à ce que dans les plans de relance économique post-Covid, on finance largement des activités plus durables, respectueuses de la nature et que l’on investisse dans la protection et la restauration des écosystèmes ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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