Projets énergétiques : le chef de l’Etat Sénégalais préside la cérémonie d’entrée en vigueur du second compact MCA Sénégal

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Le Compact d’énergie est entré en vigueur, jeudi 9 septembre 2021 au Sénégal à l’occasion d’une cérémonie officielle présidée par le président le République au cours d’une rencontre qui a enregistré la participation des membres de la haute direction du Millenium challenge corporation (MCC) basée à Washington et à Dakar. Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération ainsi que la représentation diplomatique du gouvernement des États-Unis d’Amérique au Sénégal ont honoré de leur présence.

Mieux, Macky Sall a officiellement lancé la phase II de mise en œuvre du nouveau Compact du Millenium challenge corporation doté d’un financement de 600 millions de dollars (330 milliards de FCFA) destinés à financer des projets énergétiques.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Tulinabo S. Mushingi, les membres du gouvernement sénégalais, et d’autres personnalités parmi lesquelles le Directeur général par intérim du Millennium Challenge Corporation (MCC), Mahmoud Bah, ont pris part à la cérémonie organisée au Palais de la République.

D’une durée de cinq ans, le programme sera mis en œuvre par le Millennium Challenge Account-Sénégal II (MCA-Sénégal II).

Le programme est doté d’une enveloppe de 600 millions de dollars US, soit 330 milliards de FCFA, comprend un don de 550 millions de dollars US du gouvernement américain et une contribution de 50 millions de dollars US de la partie sénégalaise.

Le projet est destiné à booster le secteur de l’électricité au Sénégal, autour de trois composantes. La première concerne le « projet transport ». Elle vise à « moderniser et renforcer » le réseau de transport de la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC), avec un volume des investissements évalué à environ 220 milliards de francs CFA sur les cinq prochaines années.

La composante dénommée « projet accès », d’un coût de 35 milliards de francs CFA, va tenter d’« améliorer l’accès à l’électricité dans les zones périurbaines et rurales » du Sénégal.

Enfin, le « projet réforme », c’est la troisième composante. Il prévoit l’« amélioration du cadre réglementaire et le renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’énergie ».

Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de Coopération, Amadou Hott et Alexia Latortue, directeur adjointe du MCC, ont symboliquement échangé la lettre de mise en œuvre du compact.

L’accord de don avait été signé le 10 décembre 2018 lors d’une visite officielle du secrétaire d’Etat américain d’alors, Mike Pompeo.

Le MCC est une agence de développement international du gouvernement américain, qui s’efforce de réduire la pauvreté dans le monde grâce à la croissance économique et accorde des subventions à durée déterminée aux pays qui respectent des normes rigoureuses en matière de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et de respect des droits démocratiques.

Lancée en 2004, le MCC met à la disposition des pays éligibles des subventions pour promouvoir la croissance économique, réduire la pauvreté et renforcer les institutions de bonne gouvernance.

Ce nouveau programme, entièrement dédié au secteur de l’électricité, vise à réduire la pauvreté au Sénégal à travers le renforcement du secteur de l’électricité, l’amélioration de la fiabilité, l’élargissement de l’accès à l’électricité, notamment en zones rurales et péri urbaines et la mise en place d’un cadre réglementaire propice au développement, à l’amélioration des performances et à la viabilité financière du secteur de l’électricité au Sénégal.

C’est la deuxième fois que le Sénégal bénéficie d’un programme de ce genre. Le premier Compact du MCC clôturé en septembre 2015, était doté d’une enveloppe de 300 milliards de FCFA.

Il a permis de stimuler la croissance économique à travers la libération du potentiel de la productivité agricole du pays et l’élargissement de l’accès aux marchés et aux services. « Les projets du Compact portaient sur des investissements stratégiques dans les réseaux routiers et les systèmes d’irrigation dans la vallée du fleuve Sénégal au Nord et en Casamance au Sud ».

Moctar FICOU / VivAfrik                                      

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