Sénégal : Les efforts de l’ISRA visent à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, selon Tall Seck

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Le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) a profité de la première Journée portes ouvertes du parc de technologies agricoles du Sénégal faisant office d’une visite de terrain mercredi 6 octobre 2021 à Bambeye, région de Diourbel (Sénégal) et initiée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) pour se pour se prononcer sur l’objectif de son institution.  

A en croire à Talla Seck, les différentes innovations agricoles mis en œuvre sont des vitrines pour tous les acteurs de la chaine de valeur agricole dont les décideurs publics en particuliers les bailleurs de fonds, les services de conseil agricole et rural, les chercheurs eux-mêmes et le secteur privé.  

A ses yeux, il urge de faire mieux connaitre ces résultats à tous, d’où la raison d’être de cette Journée portes ouvertes dont l’objectif principal est de réunir les acteurs des chaines de valeur céréale sèche et culture associée pour connaitre les technologies prometteuses et des innovations capables de transformer leur système de production. Plus précisément, les parties prenantes seront exposées à seize technologies et innovations agricoles notamment des systèmes culturaux innovants en agronomie et en agro-écologie des variétés améliorées et des outils d’aide à la décision.

« Cette journée permettra à nos concitoyens de mieux faire connaitre notre institution et de prendre conscience de nos efforts visant à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre espace », a indiqué M. Seck.      

Qui croit dur comme fer que la recherche agricole en Afrique de l’Ouest avec l’aide de partenaires nationaux et bilatéraux tels que l’USAID a généré d’innombrables technologies et innovations potentiellement capables de stimuler considérablement la production et la résilience agricole ainsi que des systèmes de production améliorés et une meilleure qualité nutritionnelle des produits destinés à l’alimentation humaine et animale.

Cependant, « force est de reconnaitre que le taux d’adoption et d’appropriation de ces technologies et innovations par les petits producteurs et le secteur privé qui contribue à garantir leur pérennité, reste bien en deçà des attentes. Si un taux d’adoption d’environ 9% pour le manioc a été signalé au Ghana, seuls 15% des semences de cultures céréalières sèches ont été acheté et moins de 10% étaient des semences certifiés au Sénégal », s’est désolé le responsable Sénégalais.

En revanche, poursuit-il, un taux d’adoption de 80% pour certaines variétés de riz est noté au Mali alors que le Niger affiche des taux d’adoption moins de 75% pour des variétés de cultures améliorés comme le niébé, 57% pour les pesticides chimiques, 20% pour l’association engrais organique NPK, 22% pour l’engrais NPK seul, 7% pour les bio pesticides à base de graine de nime et 6% pour le reste de densité de semis.

« Comme facteur de ce faible taux d’adoption des technologies et innovations, on peut citer quatre principaux à savoir l’échec de la transmission des connaissances entre les chercheurs et les utilisateurs finaux ; l’accès physique et financiers des technologies et innovations ; l’acceptabilité sociale et la rentabilité économique de ces technologies et innovations et enfin, l’accès au marché pour la vente de la production excédentaire qui pourrait attirer les investissements du secteur privé », a énuméré le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles.  

C’est donc pour contribuer à accroître l’adoption des technologies et innovations agricoles disponibles pour la transformation du secteur agricole qu’un consortium d’institutions dont l’USAID, à travers ses missions régionales nationales, son programme Feed the future et ses innovations LAB, le CORAF, etc., à travers ses systèmes nationaux de recherche abritant les centres régionaux d’excellence et les centres nationaux de spécialisation au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Niger et au Sénégal se sont associés pour mettre en œuvre, sur la période 2020-2025, une initiative dénommée Pôle de coordination de l’innovation, de la recherche, de la vulgarisation et de conseil pour démontrer des technologies et innovations à travers des parcs de technologies.

« Nous sommes donc à la fois heureux et honorés que le Sénégal, à travers le centre régional d’excellence sur les céréales sèches et les cultures associées que l’Institut sénégalais de recherche agricole ait été choisi pour abriter le premier parc de technologie où sont exposées les technologies et innovations de pointes des chaines de valeurs agricoles ou des démonstrations grandeurs natures », a-t-il indiqué.    

Rappelons que ce parc qui a été mis en place en août 2021, est constitué de 17 technologies réparties en trois groupes. Un premier groupe sur les technologies d’intensification des systèmes de production par des pratiques abdonomiques et agro-écologiques, un autre groupe constitué des technologies d’intensification agricole avec des variétés améliorées, des nouvelles variétés hybrides et composites et enfin un groupe sur des outils d’aide à la décision ou de facilitation du travail agricoles.

Moctar FICOU / VivAfrik

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