Sénégal : La capacitation des OSC au menu du Forum National des acteurs de la société civile

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Le projet « Autonomiser les acteurs non étatiques locaux et les communautés vulnérables pour l’action climatique et la résilience » lancé le 18 mars 2021, sous la présidence du ministère de l’Environnement et du Développement durable « permettra de capaciter les Organisations de société civile (OSC) pour travailler en synergie avec les autres acteurs sur plusieurs thématiques importantes pour le Sénégal ».

C’est ce qu’a laissé entendre Abdou Karim Sall, ministère de l’Environnement et du Développement durable qui s’exprimait ce mercredi 13 octobre 2021 à Dakar lors du Forum National des acteurs de la société civile.

Le projet qui vise à influencer les politiques climatiques, contribuer à renforcer les capacités d’adaptation mais aussi renforcer la résilience et réduire la vulnérabilité des populations face au changement climatique permettra, dans le détail, de former et renforcer les capacités de 100 OSC, 1 000 membres d’OSC dont 450 hommes et 550  femmes et les acteurs concernés.

En termes clairs, dans le cadre du projet « Autonomiser les acteurs non étatiques locaux et les communautés vulnérables pour l’action climatique et la résilience » l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) en collaboration avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) ont initié des consultations suivi d’un programme de renforcement de capacités notamment sur la diplomatie climatique auxquels les acteurs non étatiques, les membres de la société ainsi que les partenaires gouvernementaux ont bien voulu prendre part.   

Le Forum qui a pour thème : « De Paris à Glasgow : quelles contributions et engagements des organisations de la société civile » vise à accroitre l’autonomisation de la société civile et des organisations de plaidoyer au Sénégal pour plaider en faveur d’une action climatique plus ambitieuse au niveau national et international. Ainsi au constat de l’intérêt formulé autour d’une meilleure implication dans le processus, et en droite ligne avec la 26ème Conférence des Nations unies sur le climat (COP26) prévue du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow en Ecosse, le comité du projet ainsi que l’Ambassade de Grande – Bretagne qui assure la présidence de cette COP organisent ce forum national de haut niveau.

Pour Abdou Karim Sall, « Ce Forum, est l’occasion de faire un état des lieux des préparations de la COP26, de s’assurer de l’engagement des différents parties prenantes notamment de la société civile dans toute sa composante afin que celle-ci joue le rôle qui lui est garanti par les mécanismes de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en ses articles 4, 6, et 7 et la déclaration de Rio ».   

Le travail avec les autres acteurs s’intéressera notamment, selon le ministre, aux thématiques telles que la transition énergétique, l’érosion côtière, l’agriculture et la foresterie ainsi que d’autres thématiques importantes en vue de la COP26 comme la question des mécanismes des marchés de l’article 6, les pertes et dommages et plus généralement l’adaptation et l’atténuation.

« Le Forum organisé en perspective de la COP26 revêt à mes yeux une importance toute particulière », a pour sa part soutenu le représentant résident de l’Institut mondial pour la croissance verte au Sénégal – en anglais Global Green Growth Institute (GGGI), Romain Brillié.

En 2015, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, les Etats partis de la CCNUCC se sont engagés à maintenir l’augmentation de la température globale à un degré inférieur à 2°C voir 1,5°C, à réduire par conséquent nos émissions de gaz à effet de serre et à renforcer leur résilience face aux effets des changements climatiques.

« C’est pour accélérer cette transition, que nous soutenons aujourd’hui le Sénégal dans la mise en œuvre de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) », a affirmé Romain Brillié qui renseigne que le  projet « Autonomiser les acteurs non étatiques locaux et les communautés vulnérables pour l’action climatique et la résilience » a été financé par OSIWA.

A l’en croire, la COP26 doit être un événement historique pour l’humanité toute entière dans la mesure où la crise climatique est certainement le principal défi pour notre génération et les générations qui viendront. Les changements climatiques affectent et affecteront de manière croissante la sécurité alimentaire, la disponibilité de l’eau, les risques d’inondations, la santé, la paix et la stabilité du continent africain et du monde entier dans son ensemble.

Enfin, le directeur exécutif d’OSIWA, Ibrahimain Aïdara reconnait que les phénomènes climatiques extrêmes impactent négativement sur la vie des populations quotidiennement. Ces phénomènes contribuent, selon lui, à complexifier les problèmes que nous faisons déjà face à savoir l’insécurité, les conflits dans la région ouest-africaine et les déplacements forcés des populations.

Moctar FICOU / VivAfrik    

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