Protection du Bassin du Congo : vers la création d’un nouveau Fonds de 1,5 milliard $

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La République Démocratique du Congo (RDC) apporte à la 26ème Conférence des  Nations unies sur les changements climatiques ses forêts, ses capacités à générer des énergies renouvelables ainsi que ses minerais, a affirmé Tosi Mpanu Mpanu, négociateur principale de la commission climat pour la RDC.

A l’en croire, les autorités congolaises disent aller à Glasgow en pays détenteur de solutions aux problèmes de réchauffement climatique. D’où la nécessité de protéger le Bassin du Congo. C’est pourquoi douze pays et organisations internationales se sont s’engagés, à Glasgow, à financer à hauteur d’au moins 1,5 milliard de dollars entre 2021-2025, les efforts et les résultats ambitieux de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo composé du Cameroun, de la République centrafricaine, de la RDC, du Congo, de la Guinée équatoriale et du Gabon.

S’étendant sur six pays, le Bassin du Congo est considéré comme le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie. D’après le World Wild Fund, il nourrit et fournit un abri à 75 millions de personnes depuis plus de 50 000 ans. Alors que le réchauffement climatique touche de plein fouet les pays africains, sa protection est de plus en plus au cœur des débats scientifiques.

Démarrée le dimanche 31 octobre 2021, la 26ème Conférence internationale sur le climat (COP 26) qui se tient actuellement à Glasgow, en Ecosse, livre déjà ses premiers résultats. Lundi 1er novembre, plusieurs pays ont annoncé la mise en place d’un Fonds de 1,5 milliard $ destiné à protéger le Bassin du fleuve Congo et autres réserves de carbone.

Grâce à ce financement, les États du Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète après l’Amazone, ont remporté leur première victoire aux négociations de la COP26.

Rappelons que ce financement sera fait par la Commission européenne au nom de l’Union européenne, la République Fédérale d’Allemagne, la République française, le Japon, le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays-Bas, le Royaume de Norvège, le Royaume de Suède, la République de Corée, la Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, les Etats unis d’Amérique et le Fonds Bezos pour la Terre. L’objectif de ce fonds dont les détails ne sont pas encore livrés, est de soutenir et de promouvoir la protection et la gestion durable des forêts du Bassin du Congo.

«Nous reconnaissions que des formes de soutien plus efficaces, efficientes et accessibles seront nécessaires pour aider les pays de cette région à mettre en œuvre des stratégies de développement ancrées dans la préservation de ces précieuses forêts. Nous démontrons aujourd’hui notre engagement envers cette région importante en annonçant un engagement collectif initial d’ au moins 1,5 milliard de dollars de financement entre 2021-2025 pour soutenir des efforts et des résultats ambitieux dans la région pour protéger et maintenir les forêts, les tourbières et autres réserves de carbone», ont-ils déclaré. Ils ont également appelé les autres donateurs à accroître de manière significative leur soutien à la protection et à la gestion durable des forêts du Bassin du Congo.

Signalons que Londres a déjà annoncé son engagement à hauteur de 409 millions $, pour protéger une zone qui abrite « la deuxième plus grande forêt tropicale du monde [et] qui est menacée par l’exploitation forestière, minière et agricole industrielle ».

A l’occasion de la COP 26, le Collectif de ministres de l’Environnement et de chercheurs pour la défense du bassin du Congo a ainsi appelé à la mobilisation de 150 millions $ pour mettre en œuvre un programme de recherche sur dix ans, destiné à améliorer les données scientifiques sur cette zone vitale pour la planète.

Notons que dans le sillage du nouveau Fonds, un accord mondial a été annoncé pour mettre fin à la déforestation, d’ici à 2030. Signé par des dirigeants dont les pays comptent pour 85% de la surface forestière mondiale, ce projet nécessitera un investissement de 19,2 milliards $. Alors que de nombreux engagements de ce genre ont déjà été pris par le passé sans avoir été respectés, des observateurs restent sceptiques sur la capacité des pays à honorer les nouvelles promesses faites à Glasgow.

Moctar FICOU / VivAfrik

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