COP26 : l’urgence pour freiner la hausse des températures en Afrique

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Les dirigeants de la planète sont à Glasgow en Écosse, pour la COP26. Parviendront-ils à prendre les mesures nécessaires pour limiter les effets du réchauffement climatique ? Tosi Mpanu Mpanu, l’ambassadeur de la RD Congo pour le climat, expert en développement durable et finance climatique appelle à l’unité des pays africains pour peser dans la balance et faire pression dans les prises de décisions.

L’île Maurice fait déjà face à la montée des eaux. Les autorités craignent « la disparition de toutes les plages dans 50 ans » car les digues construites pour protéger le littoral et les habitants ne permettent que de ralentir le phénomène.

Responsable d’à peine 4% des émissions de gaz à effet de serre, l’Afrique est le continent le moins pollueur au monde. Pourtant, le continent africain subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.

Sur ce point, le e scientifique kenyan Shem Wandiga a exhorté les pays africains à mettre en place des mesures solides pour freiner la hausse des températures. Le continent pourrait souffrir selon lui de stress hydrique en raison d’une surchauffe.

« Un climat chaud pourrait entraîner de nouvelles sécheresses qui aboutiraient à une situation d’insécurité alimentaire, en plus d’avoir d’autres impacts dévastateurs sur l’agriculture », a déclaré, dans un communiqué transmis à la presse, ce professeur de chimie et ex-directeur par intérim de l’Institut pour le changement climatique et l’adaptation (ICCA) de l’Université de Nairobi.

A l’en croire, le changement climatique est l’une des principales causes de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition en Afrique et il est prouvé que les conséquences seront encore plus graves si la chaleur augmente. A ce propos, M. Wandiga a noté qu’en 2017, les sécheresses avaient plongé 12,8 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Kenya, en Ouganda, en Ethiopie et en Somalie.

En outre, il a jugé, lors d’une conférence de presse que les gouvernements africains disposent de nombreuses options pour réduire leurs émissions de CO2, dont l’utilisation d’énergies plus propres comme le solaire et la géothermie. « D’autres options existent comme (…) un système de transport ferroviaire en banlieue pour réduire la nécessité de conduire, l’arrêt de la déforestation et l’incitation à la plantation d’arbres », a-t-il laissé entendre dans le document.

Le scientifique a recommandé l’utilisation du méthane plutôt que les autres combustibles fossiles, car il produit moins de dioxyde de carbone et est financièrement abordable. Pour promouvoir son utilisation, Shem Wandiga a déclaré qu’il devait y avoir des incitations politiques et économiques.

« Il est de la responsabilité de chaque pays de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone, et pas seulement des pays riches ou industrialisés. Les pays africains doivent réduire les émissions de dioxyde de carbone par tous les moyens, car tout le monde est concerné », a-t-il martelé dans un communiqué relayé par la presse.

Il a attribué l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère aux activités humaines, telles que les activités d’industrialisation qui réchauffent l’atmosphère d’au moins un degré.

Notre source renseigne que M. Wandiga s’est inquiété de la hausse des températures. « Avec l’augmentation de la température d’un degré supplémentaire au minimum au cours de la dernière décennie et le réchauffement du climat qui en résulte, durant la nouvelle décennie, les niveaux de chaleur resteront les mêmes ou seront même plus élevés à certains endroits ».

Pour lui, cette augmentation continue de la température atmosphérique au niveau mondial représente une tendance inquiétante qui ne devrait pas être prise à la légère par l’humanité.

Moctar FICOU / VivAfrik

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