Les acteurs de l’assainissement sénégalais formés sur la normalisation

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Bonne nouvelle pour les acteurs de l’assainissement. En effet, l’Association sénégalaise de normalisation (ASN) a organisé lundi 8 novembre 2021 à Dakar une session de formation destinée aux agents de l’Etat, impliqués dans le secteur de l’assainissement.

Cet atelier de renforcement de capacités des acteurs de l’assainissement porte sur « les normes de l’assainissement autonome ». L’information est véhiculée par le directeur général de l’ASN, Abdourahmane Dione, lors de cette rencontre de trois jours dont il présidait la cérémonie officielle d’ouverture, précisant que, cette cession vise à amener les acteurs du service public de l’assainissement à réduire l’impact environnemental via une capacitation sur les normes internationales dans le domaine de l’assainissement autonome.

Cette formation, à travers ces différentes normes, devrait permettre aux services de l’Etat de mettre à disposition des populations, « des services d’assainissement de qualité, qui respectent l’environnement, permettant de garantir la santé et la sécurité des citoyens », a indiqué M. Dione.

Il souligne que « pour parler de qualité, il faut définir les caractéristiques des spécifications techniques d’un service ou produit de qualité, qui se font à travers des normes ».

 « Nous avons élaboré ces normes qui doivent être comprises et les acteurs doivent se les approprier. C’est pourquoi, nous tenons cette session de formation », a indiqué Abdourahmane Dione, insistant sur l’importance de sensibiliser les populations « sur la culture qualité ».

L’assainissement non collectif est le plus répandu dans les ménages sénégalais avec par ordre d’importance la fosse septique, la latrine VIP et la fosse non ventilée. Au Sénégal, 71% de la population a accès à l’assainissement amélioré dont seulement 5,4% à l’assainissement collectif (exclusivement en milieu urbain) contre 65,6% à l’assainissement non collectif ; 11,4% utilise des ouvrages non améliorés d’assainissement non collectif ; et 17,6% pratique la défécation à l’air libre.

Les normes ISO 24521, ISO 30500, ISO 31800 et la norme NS 17-074 constituent les premières normes spécifiques au secteur de l’Assainissement autonome. Si les trois premières normes sont internationales et couvrent ensemble la totalité de la chaine de services, la norme NS 17-074 spécifie les exigences relatives aux ouvrages de stockage domestiques des boues de vidanges communément appelés fosses septiques.

ISO 24521 est une norme de gestion des services de traitement des eaux usées domestiques de base, ISO 30500 et ISO 31800 regroupent les exigences générales de sécurité et de performance applicables aux technologies novatrices d’assainissement.

« Rendre effectif, l’accès universel à l’assainissement nécessitera des efforts supplémentaires et communs ainsi que des approches innovantes. Ces approches impliquent d’intégrer les systèmes d’assainissement aux stratégies des villes intelligentes et durables, de créer une économie circulaire où les déjections humaines deviennent des ressources utiles et de favoriser le développement d’un nouveau marché », a indiqué le directeur général de l’Association sénégalaise de normalisation.

De son côté, Omar Sène a affirmé que l’importance de la normalisation n’est plus à démontrer. « Elément contribuant résolument à la qualité des produits et des ouvrages, elle est aussi et surtout facteur de compétitivité économique, d’amélioration des conditions socio- sanitaires et de viabilité environnementale. C’est donc un outil qui contribue de manière certaine à l’amélioration des conditions de vie de nos populations et au-delà au développement durable », a-t-il conclu.

Moctar FICOU / VivAfrik

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