Greenpeace Afrique invite le Sénégal à mener une enquête sur ses origines de la maladie mystérieuse des pêcheurs

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Les origines de la maladie mystérieuse constatée auprès des pêcheurs de Thiaroye ne doivent pas rester inconnues. C’est du moins l’avis défendu par l’Organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace Afrique. Suffisant pour l’Organisation, préoccupée par la maladie dite « mystérieuse », qui affecte les pêcheurs sénégalais, d’inviter le gouvernement du Sénégal à percer ce mystère. A travers un communiqué de presse, de manager de la campagne Océan de l’ONG Greenpeace Afrique, le Dr. Aliou Bâ, appelle l’Etat du Sénégal à « mener une enquête pour apporter la lumière sur cette maladie ».

La nouvelle maladie mystérieuse qui est apparue sur les côtes sénégalaises et qui affecte les pêcheurs inquiètent l’organisation Greenpeace. Ainsi, « Greenpeace Afrique constate avec inquiétude la réapparition depuis quelques jours de la maladie dite “mystérieuse” qui affecte les pêcheurs à Thiaroye, dans la banlieue de Dakar », a-t-il signalé.

Rappelons que pas moins de 4 pêcheurs ont été touchés, le week-end dernier. Ils étaient au total cinq à bord de la pirogue qui avait jeté l’ancre aux abords de Bargny-Sendou. A leur retour, seul le capitaine, également propriétaire de la pirogue, a été épargné. Les quatre pêcheurs, dont seuls deux ont été identifiés, ont tous eu le corps couvert de boutons. Cette brusque éruption cutanée, accompagnée d’une forte bouffée de chaleur et de fièvre, a précipité l’évacuation des quatre pêcheurs au poste de santé de Thiaroye-sur- le mer, vendredi 5 novembre 2021, où ils ont été pris en charge.

Cette apparition de maladie mystérieuse dans les eaux sénégalaises n’est pas nouvelle. L’année dernière, à la même période, une maladie qui se manifestait par des symptômes cutanés avait apparu à Thiaroye. Plus de 300 cas avaient été recensés par les autorités sanitaires chez les pêcheurs.

Face à cette situation, « Greenpeace Afrique constate que des investigations menées par différentes structures habilitées sont en cours et suit de près leur déroulement, mais demande que des moyens conséquents soient déployés pour connaître une bonne fois l’origine de cette maladie et que des mesures pour y faire face soient prises par les autorités sénégalaises compétentes en la matière », relève la note. Par ailleurs, l’ONG prône « plus de diligence » de la part des autorités en charge de la pêche et de l’environnement au Sénégal, non sans réclamer « plus de sécurité et de surveillance des océans afin d’éviter de telles situations qui pourraient menacer l’activité de la pêche ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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