L’agriculture responsable de 90 % de la déforestation dans le monde entre 2000 et 2018, selon la FAO

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué que le secteur agricole a contribué à hauteur d’environ 90 % à la déforestation globale enregistrée dans le monde entre 2000 et 2018.

Ainsi, l’agriculture pèse lourd dans le recul des superficies forestières sur le plan mondial. Une perte des forêts qui reste préoccupante en raison de leur importance pour la biodiversité, le climat et les populations qui en dépendent pour leur moyen de subsistance.

L’agriculture demeure le principal moteur de la déforestation dans le monde, et il est urgent de favoriser des interactions plus positives entre l’agriculture et les forêts. Les 17 Objectifs de développement durable (ODD) convenus par les pays en 2015 sont «intégrés et indivisibles».

Si l’on se fie au directeur général de la FAO, Qu Dongyu qui s’exprimait lundi 8 novembre 2021 à Glasgow en Ecosse à l’occasion des travaux de la 26ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), depuis 1990, le monde a perdu a perdu 420 millions d’hectares (ha) de forêts, soit l’équivalent de la moitié de la superficie du Brésil. Plus de la moitié de cette perte est attribuable à la conversion de forêts en terres agricoles et le pâturage est responsable de près de 40% de la réduction des surfaces forestières

Cette donnée qui provient de la nouvelle étude de l’organisme onusien basée notamment sur des données satellitaires, vient réactualiser le niveau de connaissance de l’impact de l’agriculture sur les forêts.

A en croire la FAO, du point de vue régional, l’Afrique et l’Asie sont les deux principales zones où la conversion en terres agricoles a été le moteur de la déforestation avec plus de 75 % du total des pertes. A contrario en Amérique du Sud, ce sont les besoins en pâturage qui ont tiré la réduction du couvert forestier (75 %).

La nouvelle étude révèle que l’agriculture est la principale cause de la déforestation dans toutes les régions du monde, à l’exception de l’Europe, où l’urbanisation et le développement des infrastructures a contribué de manière plus importante à ce phénomène.

Il faut noter toutefois qu’entre 2015 et 2020, le taux annuel de recul des forêts a atteint 10 millions d’hectares soit le plus faible niveau depuis 1990. Signalons enfin que le monde compte une superficie de 4 milliards d’hectares de forêts, soit 31 % de la surface totale des terres émergées.   

Moctar FICOU / VivAfrik

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