Le projet de médecine nucléaire « Rayons d’espoir » au menu du face à face entre Macky Sall et Rafael Mariano Grossi

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La visite du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi a été une occasion pour lui d’exposer au chef de l’Etat sénégalais, mercredi 17 novembre 2021 dans la soirée, son projet de médecine nucléaire baptisé « Rayons d’espoir » (Rays of Hope), a-t-on appris de la présidence la République du Sénégal.

« Le président Macky Sall a reçu dans la soirée le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Rafael Mariano Grossi veut renforcer le partenariat très important entre le Sénégal et l’AIEA. Il a exposé au chef de l’Etat son projet de médecine nucléaire », a annoncé la présidence sur sa page Facebook.

L’initiative « Rayons d’espoir », dont le lancement est prévu le 4 février 2022, « consiste à renforcer les capacités de traitement et de cure du cancer et devrait profiter à toute l’Afrique ».

Le projet de médecine nucléaire a pour but d’« aider les Etats membres de l’AIEA à mettre en place ou à développer leurs capacités nationales de lutte contre le cancer à l’échelle des technologies nucléaires (imagerie médicale, médecine nucléaire et radiothérapie) », selon un communiqué du ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le directeur général l’AIEA a, en outre, signé un accord de partenariat avec l’Institut Pasteur de Dakar, pour la lutte contre les zoonoses.

Selon le communiqué du ministère, le Sénégal a bénéficié d’un « appui considérable » des programmes de coopération technique de l’AIEA dans différents domaines.

Le département ministériel chargé de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, « point focal de l’AIEA » au Sénégal, assure « le suivi de l’exécution des projets nationaux et régionaux auxquels participe notre pays ».

L’Autorité de radioprotection et de sûreté nucléaire « assure, au nom de l’Etat, la sécurité des sources radioactives et de la matière nucléaire sur l’ensemble du territoire sénégalais, et le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection face aux risques liés aux activités nucléaires au Sénégal ».

De 1976 à 2021, souligne le communiqué, près de 60 projets nationaux ont été financés par l’AIEA au Sénégal.

L’agence a investi dans les projets nationaux près de 7 milliards de francs CFA, de 2012 à 2021, dans la formation (cours nationaux, bourses, visites scientifiques), les équipements et les missions d’expertise, et près de 1 milliard pour des équipements.

Selon le communiqué, plusieurs domaines en bénéficient : l’agriculture, la santé, la nutrition, l’alimentation, la production animale, etc.  

Il indique que le Sénégal a été désigné, récemment, pour participer aux phases pilotes de projets de l’AIEA.

Il s’agit du Projet ZODIAC (Zoonotic Disease Integrated Action), du Projet NUTEC-Plastic (utilisation de la technologie des rayonnements pour la surveillance du plastique et le recyclage des déchets plastiques) et du Projet d’introduction des sciences et techniques nucléaires dans les collèges et lycées.

Le document note aussi que dans le cadre de la riposte à l’épidémie de Covid-19, l’AIEA a apporté « une contribution significative dans le renforcement des capacités nationales de détection, de diagnostic et de contrôle rapides de la maladie ».

L’agence octroie au Sénégal des équipements et des tests diagnostiques Covid-19, selon le communiqué. Depuis mai 2020, le pays a reçu des équipements d’une valeur de 295.000 euros, soit 193.225.000 francs CFA. Les bénéficiaires sont l’Institut Pasteur de Dakar, la Direction des laboratoires et le Laboratoire national de recherche vétérinaire de l’ISRA, l’Institut sénégalais de recherches agricoles.

Le communiqué rappelle que le Sénégal avait invité l’AIEA à « lancer un plaidoyer pour une initiative africaine intitulée ‘Un pays – un accélérateur’, pour sauver des vies, avec le soutien des Etats membres ».

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette initiative, l’AIEA avait été invitée à « réfléchir sur une stratégie consistant à s’appuyer sur un des dirigeants africains, choisi en qualité de champion de la lutte contre le cancer par la radiothérapie, par l’acquisition d’au moins une unité de traitement du cancer par pays ».           

Moctar FICOU / VivAfrik

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