Une hydrolienne de la petite entreprise Finisterre alimente en électricité la rive du Congo

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Comment alimenter en électricité un four à pain, un broyeur de manioc ou fournir de l’eau potable (etc.) dans le bâtiment des services essentiels de Loubassa, village africain d’agriculteurs et de pêcheurs sur une rive du Congo ?, se sont interrogés nos confrères de france.dayfr.com. Selon eux, la solution, efficace depuis la mi-octobre 2021, est venue du fleuve puissant et de la technologie déployée, une hydrolienne de 20 kW à bord d’une barge, née près de Landéda, dans le nord Finisterre.

C’est David Adrian d’Hydro-Gen qui a développé le prototype grâce à des recherches et des tests menés en collaboration avec l’institut Kerichen de Brest et des partenaires techniques. La PME n’a pas de salariés, fonctionne au crédit d’impôt recherche, rémunère ses sous-traitants. Pour ce premier projet congolais, créé avec [email protected]ï, une association humanitaire axée sur les énergies vertes, il a fallu lever 400 000 €, « dont 130 000 € d’argent public apporté par le Fonds français pour l’environnement mondial et des fonds privés de grandes entreprises impliqués mais aussi 150 donateurs », a décrit à france.dayfr.com David Adrian.

Le Finisterre, marin de longue date, s’avère être un acteur-observateur des énergies renouvelables. « La clé de cette histoire était d’offrir un système flexible avec une turbine de levage installée sur une barge qui permet la fourniture continue d’électricité en s’appuyant sur l’énergie du fleuve, en association avec des panneaux photovoltaïques, et à un prix aussi abordable que possible pour ces villageois, résume. On est arrivé à un prix de 10 à 12 centimes le kWh, c’est-à-dire un tarif deux fois moins cher que le prix du marché », a précisé le pilote d’Hydro-Gen dans les colonnes de france.dayfr.com.

Un autre projet en République Démocratique du Congo

Ce dernier indique avoir dans les cartons, enfin en version numérique, un modèle d’hydrolienne de 70 kW. Mais c’est un projet de 20 kW qui prend forme, cette fois en République démocratique du Congo (RDC), de l’autre côté du fleuve.

A Loubassa, relatent nos confrères, le 15 octobre 2021, le bâtiment des services essentiels, géré par une coopérative et dédié à l’agriculture, la pêche et l’artisanat, a commencé à fonctionner. Les biens et services alimentent 3 000 habitants de trois villes.

« En attendant d’atteindre les conditions de pérennité financière dès 2023, les besoins de financement extérieur s’élèvent à 50 000 € en 2022 », a prédit à france.dayfr.com Maguelonne Chevallier Loubelo, déléguée générale de [email protected]ï, dans une récente lettre d’information de l’Association.

Moctar FICOU / VivAfrik

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