L’Arabie saoudite mise sur des programmes de sauvetage pour protéger les tortues menacées

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L’Arabie saoudite a mis en place plusieurs initiatives visant à préserver et à restaurer sa biodiversité marine. Parmi celles-ci, des programmes de réhabilitation et aux études de recherche. Ainsi, le Centre national saoudien pour la faune sauvage entend, à l’aide de ces outils, protéger les sites de nidification des tortues marines en voie de disparition.

En outre, la Red Sea Development Company travaille pour la mise en œuvre d’initiatives visant à protéger la vie marine et les tortues marines en voie de disparition dans le Royaume.

Les tortues peuplent nos océans depuis plus de 150 millions d’années. Elles ont côtoyé les dinosaures et surmonté toutes les crises climatologiques. Pourtant, aujourd’hui, cette espèce vivante est considérée comme menacée ou gravement menacée.

Suffisant pour le Centre national saoudien pour la faune sauvage de secourir et de réhabiliter cinq tortues trouvées sur les côtes saoudiennes.

Si l’on se fie à un article dont la traduction est parue sur le site arabnews.com, le centre relève que les océans du monde comprennent sept espèces de tortues marines, dont cinq ont été découvertes dans les eaux territoriales du Royaume de la mer Rouge et du golfe Persique.

Depuis plus de 100 millions d’années, les tortues marines parcourent de grandes distances à travers le monde. Elles jouent un rôle vital dans le maintien de la santé et de l’équilibre de l’écosystème marin.  

On raille souvent la lenteur des tortues, pourtant, parmi les différentes espèces marines, certaines sont capables d’atteindre une vitesse pouvant s’élever à 35 km/h.

Grâce à leurs pattes antérieures semblables à des nageoires, elles se déplacent rapidement dans l’eau, leurs pattes postérieures, courtes et larges, leur servant de gouvernail. Leur carapace couverte de grandes écailles, si caractéristique, sert à protéger les parties molles de leurs corps exception faite de la tortue luth, dont les plaques osseuses sont recouvertes d’un cuir épais.

Le Royaume a constaté la présence de tortues vertes, imbriquées, caouannes, olivâtres et luth. Pendant la saison de nidification, les tortues marines pondent de 60 à 160 œufs à la fois. Cela peut être répété jusqu’à six fois au cours d’une saison de nidification. Dans certains cas, on a vu des tortues revenir plus de 40 ans plus tard dans les zones où elles sont nées, a précisé le centre.

A l’en croire, les îles de Karan et de Jurayad, le long des côtes du royaume dans le golfe Persique, sont les principaux sites de nidification des tortues imbriquées et des tortues vertes. Sur la mer Rouge, Ra’s Baridi, l’île de Farasan, les îles Shakir, Ras Al-Shaaban, Jabal Hassan et l’île de Sanafir sont également des lieux importants pour les deux espèces, a ajouté le texte paru sur arabnews.com.   

La même source a souligné que les tortues marines sont confrontées à de nombreuses menaces, notamment la surpêche, la pollution, le changement climatique et la destruction de leur habitat, principalement en raison du développement des zones côtières et du commerce des espèces sauvages.

Le Fonds mondial pour la nature a classé « en voie de disparition », les tortues imbriquées et olivâtres tandis que les tortues caouanne, bâtardes et luth sont qualifiées de « vulnérables ».

Grâce à des programmes de réhabilitation et à des études de recherche, apprend-on de arabnews.com, le Centre national saoudien pour la faune vise à protéger les sites de nidification des tortues marines en voie de disparition afin de maintenir un environnement dans lequel elles peuvent prospérer. Le Royaume s’engage ainsi à préserver et à restaurer sa biodiversité marine par des initiatives.

Parmi les nombreux projets de restauration et de protection de la vie marine, détaille arabnews.com, NEOM a lancé des programmes de protection des espèces menacées telles que la tortue imbriquée et le requin marteau.

La Red Sea Development Company travaille également à la mise en œuvre d’initiatives visant à protéger la vie marine et les tortues marines en voie de disparition dans le Royaume.

L’entreprise, en coopération avec l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah, a travaillé au début de l’année dernière sur la réhabilitation de deux tortues imbriquées.

Les tortues ont été ramenées en toute sécurité dans les eaux de l’île de Waqadi, qui restera intacte et non développée en tant que zone protégée supervisée par la Red Sea Development Company.

Le Centre national saoudien pour la faune sauvage continue d’établir des normes pour les initiatives de développement durable afin de jeter les bases de la protection marine dans tous les futurs plans de développement.

Moctar FICOU / VivAfrik