La RDC élabore la stratégie de renforcement des capacités de la société pour mieux protéger ses forêts

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Bonne nouvelle pour la société civile environnementale congolaise. En effet, les experts, qui ont participé à un atelier du 10 au 11 février et du 14 au 15 février 2022 à Kinshasa, ont élaboré la stratégie de renforcement des capacités de l’influence et de la participation de la société civile et des confessions religieuses au processus de Contribution déterminée à l’échelle nationale (CDN) en RDC pour la protection des forêts de 2022 à 2024, a signalé un communiqué transmis à la presse.              

Lors de la cérémonie de clôture, mardi 15 février 2022 à Kinshasa de cet atelier stratégique post-COP26 (26ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques) de la société civile et des confessions religieuses ainsi que des autorités traditionnelles pour la protection des forêts tropicales, le climat et les droits des peuples autochtones pygmées dans la Contribution déterminée à l’échelle nationale (CDN) en RDC, le coordinateur de l’ONG Cercle pour la défense de l’environnement (CEDEN), Barthélémy Boika Mahambi a relevé dans le document les problématiques liées à cette protection.

D’après M. Mahambi, les experts de la société civile environnementale et de l’administration, les délégués des confessions religieuses et les autorités coutumières qui ont participé à cet atelier ont abordé trois problématiques à savoir : l’absence de coordination et de concertation intersectorielles entre les organisations de la société civile et les confessions religieuses dans la gouvernance des ressources naturelles du pays ; le manque de participation de la RDC au processus d’élaboration du futur règlement de l’Union européenne (UE) visant à enrayer la déforestation et la dégradation des forêts provoquées par la consommation et la production par les pays membres de cette Union de certaines matières premières et produits dont le bois et la faible visibilité des actions de la société civile environnementale, des confessions religieuses et des autorités coutumières.

En outre, M. Boika a remercié les partenaires techniques et financiers, notamment l’initiative Interreligieuse pour les forêts tropicales en RDC (IRI-RDC), le Groupe de travail REDD+ Rénové (GTCRR), le ministère de l’Environnement et Développement durable, le Fern et Foreign, Commonwealth & development office (FCDO) du gouvernement britannique et European Forest Institute (EFI) pour la réussite de cette activité ainsi que les participants pour leurs disponibilités.

Le document officiel a fait part qu’à l’issue de cet atelier, les participants ont formulé plusieurs recommandations au gouvernement congolais et à ses partenaires. Ils ont exhorté les partenaires financiers à disponibiliser les ressources pour la mise en œuvre de différents programmes dans le cadre de la CDN et du processus de relance des APV/FLEGT. Ils ont recommandé au gouvernement de s’approprier de la stratégie produite par les différentes parties prenantes au processus de la CDN dans le cadre de cet atelier.

Les participants ont également encouragé le gouvernement congolais à mettre en place le cadre de coordination et de concertation intersectorielles avec les différentes parties prenantes, un cadre unique de pilotage du développement durable (DD) et du changement climatique doté d’organes provinciaux fonctionnels dans lesquels la société civile et les confessions religieuses sont présentes dans la perspective du genre, de la participation des jeunes, des peuples autochtones et autres groupes spécifiques, lit-on encore dans le communiqué.

Ils ont demandé la mise sur pied et l’opérationnalisation du comité national des changements climatiques et ses démembrements au niveau provincial et local. Les participants ont également insisté sur la protection des droits fonciers et forestiers des communautés locales et des peuples autochtones pygmées par un système d’information foncière au niveau national et dans les provinces.      

Moctar FICOU / vivAfrik