Le Sénégal abrite un atelier régional de mise à jour des plans de gestion nationaux et sous-régional du risque acridien

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Ce qui était dans l’air est désormais officiel. En effet, la Commission de lutte contre les criquets pèlerins dans la région occidentale (CLCPRO) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a démarré, lundi 14 mars 2022, un atelier régional de mise à jour des plans de gestion nationaux et sous-régional du risque acridien.

La rencontre de cinq jours qui prendra fin le 18 mars 2022 se tient à Saly-Portudal à Mbour (ouest) et regroupe, entre autres participants, les dix pays membres de la CLCPRO. Il s’agit de l’Algérie, du Burkina Faso, de la Lybie, du Mali, de la Mauritanie, du Maroc, du Niger, du Tchad, du Sénégal et de la Tunisie.

Lors de ces assises, les experts vont discuter de leurs expériences, tirer les leçons et mettre à jour les plans de contingence.

Selon les prévisions de la FAO, en 2020, l’Afrique de l’Ouest devait recevoir une invasion acridienne.

Pour faire face à cette éventualité, la CLCPRO a déclenché, au niveau national, des plans de contingence des pays et, au niveau régional, le plan de gestion des risques acridiens, a expliqué le secrétaire exécutif de cette commission.

« Cette opération a permis d’anticiper cette invasion acridienne, avec la mise en place de mécanismes de mobilisation qui ont impliqué les équipes de surveillance terrestre et aérienne ainsi que des moyens de lutte comme les pesticides, les bio-pesticides, entre autres actions très complexes aux niveaux national et régional », a ajouté Mouhamed Lamine Hamouny.

D’après M. Hamouny, le monde et l’Afrique en particulier, fait face à « beaucoup de défis », notamment le changement climatique qui « impacte très négativement » l’agriculture africaine, l’insécurité dans des zones qui abritent des foyers de débit d’invasion acridienne, entre autres.

« Pour y faire face, il faut des actions d’anticipation, parce qu’une fois qu’on est dans une invasion acridienne, c’est des dégâts énormes au niveau de l’agriculture, des impacts socio-économiques importants pour nos agriculteurs qui subissent déjà la sécheresse et beaucoup d’autres facteurs », a-t-il insisté.

Mouhamed Hamouny soutient que tous ces mécanismes qui sont en train d’être mis en place permettent de réduire ces risques d’invasion acridienne, et « dans le pire des cas, s’il y a invasion, que les pays soient mieux préparés pour minimiser l’impact sur les ressources agro-sylvo-pastorales ».

« C’est pour cela que cet exercice est extrêmement important parce que nous permettant de revoir les aspects qui sont positifs, d’essayer de les pérenniser et les aspects qui sont négatifs, les renforcer », a-t-il fait valoir.

Moctar FICOU / VivAfrik