Le Maroc accompagné dans le déploiement de sa vision stratégique, le renforcement de sa résilience climatique et le soutient à la relance

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« Dans un contexte de relance post-Covid-19 et de sécheresse de grande ampleur, nous nous tenons aux côtés de notre premier partenaire, le Maroc. Plus d’un milliard de dollars seront mobilisés sur les deux prochaines années pour appuyer les secteurs de l’eau, de l’agriculture, de l’inclusion sociale, du développement humain et des infrastructures », a déclaré au terme d’une visite de travail dans le Royaume, Beth Dunford vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) en charge de l’agriculture et du développement humain et social.

Au cours de son séjour au Maroc, la BAD a produit un communiqué dans lequel, l’institution financière africaine renseigne que Beth Dunford a eu plusieurs rencontres de haut niveau avec des membres du gouvernement marocain. Lundi 28 mars 2022, elle s’est notamment entretenue avec Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, ainsi qu’avec le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

Plusieurs responsables de la Banque figuraient dans sa délégation dont Mohamed el Azizi, directeur général pour l’Afrique du Nord, Toda Atsuko, directrice du Département du financement agricole et du développement rural, Martin Fregene, directeur du Département de l’agriculture et de l’agro-industrie et Achraf Hassan Tarsim, représentant résident de la Banque au Maroc.

Les discussions avec les autorités marocaines ont été l’occasion de passer en revue les différents volets du partenariat. Beth Dunford a souligné l’excellente qualité des relations entre la Banque et le Royaume du Maroc. « Avec le Maroc, nous sommes liés par un partenariat historique depuis plus d’un demi-siècle, a rappelé Beth Dunford. Plus de 12 milliards de dollars ont été mobilisés pour plus de 170 opérations », lit-on dans le communiqué.

« Notre relation avec la Banque africaine de développement est particulièrement importante. Nous souhaitons renforcer notre partenariat pour développer des infrastructures stratégiques et accélérer la dynamique de développement économique et sociale du Maroc », a pour sa part, souligné dans le texte, Nizar Baraka, le ministre de l’Équipement et de l’Eau.

De son côté, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Mohammed Sadiki, s’est félicité du « partenariat historique avec la Banque qui a contribué à faire évoluer le secteur agricole d’une logique de productivité à celle de la transformation à haute valeur ajoutée ».

La même source a fait valoir que Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, a, quant à lui, salué « l’appui précieux et constant que la Banque africaine de développement apporte au Maroc pour la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles ». Beth Dunford a salué « la gestion exemplaire par le Royaume, des répercussions économiques et sociales de la pandémie de Covid-19 ainsi que sa capacité à réussir la sortie de crise ».

Les échanges ont mis en lumière la convergence de vues entre le gouvernement marocain et la Banque, notamment autour d’une des grandes priorités de la Banque : « Nourrir l’Afrique », à laquelle fait écho la stratégie agricole « Green Generation 2030 » du Maroc qui vise le développement de l’agriculture et de l’agro-industrie. Les discussions ont également mis en évidence la volonté partagée de soutenir une gestion plus durable et plus efficiente de l’eau, particulièrement en période de sécheresse qui a vu la mise en place d’un plan anti-sécheresse exceptionnel de plus d’un milliard de dollars.

« Cette relation, nous voulons la porter encore plus loin. Notre objectif est d’accélérer, approfondir et élargir notre partenariat historique », a déclaré la vice-présidente aux membres du gouvernement, évoquant tour à tour les enjeux de résilience climatique de l’agriculture marocaine, l’efficience hydrique, l’attractivité des territoires et la compétitivité.

À mars 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement totalise près de 4 milliards de dollars répartis dans les secteurs du développement social et humain, de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture, de l’énergie, des transports et du secteur privé.

Moctar FICOU / VivAfrik