Ahmed Senhoury annonce le lancement d’un projet de renforcement de la résilience des écosystèmes et des communautés

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Le directeur exécutif du Partenariat régional pour la conservation côtière et marine (PRCM) qui prenait part au 10ème du Forum régional marin côtier en Afrique de l’Ouest tenu à Saly-Portudal, département de Mbour, région de Thiès (Sénégal) du 29 mars au 1er avril 2022 sur le thème : « La santé des océans, un enjeu de développement durable des pays du littoral ouest africain » a annoncé le lancement d’un projet de renforcement de la résilience des écosystèmes et des communautés face aux mutations rapides de la zone côtière ouest-africaine par une consolidation et un passage à l’échelle des expériences réussies de conservation.

Selon Ahmed Senhoury, « ce projet est lancé dans le cadre global de la stratégie du Fonds français pour l’environnement (FFEM). Nous avons élaboré et développé ce projet qui s’oriente vers l’Afrique de l’Ouest. D’autres projets seront mis en œuvre dans d’autres pays ».

Poursuivant son intervention, le patron du PRCM relève que l’idée du projet consiste à « consolider ce que nous avons réalisé ensemble dans la sous-région avec le soutien de la [Fondation] MAVA et du FFEM qui vient compléter ce qui se fait actuellement dans le cadre du programme « WACA », le Programme de gestion du littoral ouest-africain ».

Le projet concerne six pays de l’espace PRCM : Sénégal, Mauritanie, Guinée, Guinée Bissau, Gambie et Cap-Vert. Ce projet est estimé à un coût de près de 9 millions d’euros, dont 2,6 millions d’euros représentent une contribution directe du FFEM. Il est prévu pour durer cinq ans, a détaillé le directeur exécutif du PRCM alors qu’il présentant, mercredi 29 mars 2022, le projet de « renforcement de la résilience des écosystèmes et des communautés » du littoral ouest africain précisant que cet appel à projets va porter sur des sites prioritaires.

Se prononçant sur le début des travaux, il laisse entendre que « nous allons commencer immédiatement pour terminer en 2027. L’objectif est de renforcer les écosystèmes des communautés à travers la consolidation et le passage à l’échelle des expériences réussies de conservation mais aussi l’impulsion d’une dynamique de développement solidaire, fondée sur une économie bleue et durable ».

Ce projet est constitué de deux volets, dont la consolidation et la poursuite des initiatives de conservation de la biodiversité. L’autre volet porte sur le développement d’initiatives locales et une dynamique de développement des économies solidaires bleues et durables.

A ce propos, Ahmed Senhoury relève que « les stratégies que nous allons mettre en œuvre pour atteindre nos objectifs portent essentiellement sur le financement direct d’initiatives et d’acteurs à travers un appel à projets et la capitalisation sur les expériences existantes en la matière, en vue de renforcer nos actions futures ».

A l’en croire, la troisième stratégie consacre le renforcement de capacités des acteurs à développer des projets mais aussi à les mettre en œuvre. Suffisant pour lui de préciser que les trois thématiques seront identifiées à l’avance pour dérouler ce projet. Elles portent sur la conservation et la restauration de la biodiversité, le développement de chaînes de valeurs des écosystèmes côtiers sur l’émergence d’une économie bleue durable, sociale et solidaire. Il y a aussi la promotion de solutions douces et innovantes, pour renforcer la résilience des écosystèmes côtiers et la défense côtière, la production d’énergies alternatives, la gestion des déchets et l’assainissement.

Moctar FICOU / VivAfrik