TotalEnergies pourrait retourner au Mozambique afin de produire du gaz

0

Le directeur général du groupe TotalEnergies basé en France, a réaffirmé que ses équipes et lui ne reprendront les travaux au Mozambique que s’il a la confirmation que la paix et la sécurité ont été restaurées dans la région où devraient s’exécuter les activités.

« Nous reprendrons toutes les activités le jour où je pourrai moi-même me rendre à Afungi, Palma et Mocimboa da Praia, car si mes responsables de la sécurité me disent de ne pas y aller, je n’enverrai aucun de mes employés ou entrepreneurs affronter une situation difficile », a dit Patrick Pouyanné lors d’une conférence avec les investisseurs qui s’est tenue jeudi 28 avril 2022. Le responsable a également rassuré que les rapports sur l’évolution de la situation sont prometteurs.

Rappelons que TotalEnergies avait déclaré en avril 2021 un cas de force majeure après la survenue d’attaques armées dans des localités proches de ses installations. Son top management confirme qu’un retour à la normale n’est pas attendu avant début 2023.

Le gouvernement du Mozambique qui travaille sur un retour au calme a promis une amélioration de la situation, d’ici à la fin juin 2022. Mais, selon le manager, le processus de relance des activités pourrait encore prendre six mois supplémentaires. Ainsi, les travaux pour la mise en exploitation des réserves de Gaz naturel liquéfié du Mozambique connaîtront encore un retard.

Si l’on se fie aux données de Reuters, TotalEnergies avait déclaré la force majeure sur ce projet de 20 milliards $, il y a un an, après que des combattants identifiés comme étant liés à l’Etat Islamique ont envahi la ville de Palma, aux portes de ses installations dans la province septentrionale de Cabo Delgado. Au-delà du Mozambique, le projet est suivi de près par un groupe d’une trentaine d’investisseurs, dont les Etats-Unis, le Japon, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni ou encore le Vietnam qui y ont investi via les banques de financement publiques. Des institutions dont la Banque africaine de développement (BAD) y ont contribué à hauteur de 400 millions $. 

Moctar FICOU / VivAfrik