« Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité » : Le FMI empoche 40 milliards de dollars

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La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva a affirmé, vendredi 27 mai 2022, que le FMI a reçu 40 milliards de dollars (37,37 milliards d’euros) de promesses de dons pour son nouveau « Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité », ajoutant que ce financement est proche de l’objectif fixé le mois d’avril 2022.

A l’en croire, le renforcement de la résilience face aux effets du changement climatique coûtera des milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, a-t-elle déclaré alors qu’elle s’exprimait dans un discours préenregistré et diffusé lors du Forum Ibrahim sur la gouvernance, une conférence axée sur l’Afrique. Ce nouveau fonds doit notamment permettre de relever les défis liés au changement climatique.

Pendant trois jours, des représentants de la société civile africaine et de gouvernements, dont le président en exercice de l’Union africaine Macky Sall, se sont réunis pour faire avancer la position de l’Afrique dans le débat mondial sur le climat. Une position pas assez entendue comme le souligne un rapport de la fondation Mo Ibrahim publié en amont du forum.

Les investissements dans le domaine du climat, qui s’élevaient à quelque 640 milliards de dollars en 2020, doivent être multipliés par six pour éviter que les températures mondiales n’augmentent de plus de 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, a souligné le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en avril 2022.

Rappelons que le FMI a lancé ce nouveau dispositif de financement pour les pays à revenu faible et intermédiaire en avril, avec pour objectif de lever au moins 45 milliards de dollars.

Son directeur financier avait déclaré qu’il devrait recevoir « une fraction substantielle » du total avant de commencer à faire fonctionner le nouveau fonds avant les réunions du FMI et de la Banque mondiale en octobre, a fait valoir reuters.com qui donne l’information.

« De nombreux pays africains étaient confrontés à des sécheresses qui, s’ajoutant à la hausse des prix des carburants et des engrais, augmentent l’insécurité alimentaire et politique sur le continent », a indiqué Kristalina Georgieva lors de la conférence.

« Les pays africains ne peuvent pas faire face seuls à ces crises qui se chevauchent – climat, alimentation, pandémie », a-t-elle ajouté, précisant que les prêts accordés par le FMI aux pays africains l’année dernière étaient 13 fois supérieurs à la moyenne annuelle.

Moctar FICOU / VivAfrik