Le Nigéria, 3ème meilleur importateur de blé avec 2,2 millions de tonnes derrière l’Algérie (3,6 millions de tonnes) et le Maroc avec 4 millions de tonnes, le pays d’Afrique de l’Ouest couvre moins de 10% de ses besoins de consommation essentiellement pour la farine de blé qui est le principal ingrédient du pain, des pâtes et des nouilles. Signalons qu’au Nigéria, le blé est la principale céréale importée. Avec l’accroissement de la facture des achats, les initiatives fleurissent aussi bien de la part du gouvernement que des acteurs privés pour améliorer la production.
Ainsi, dans le dessein d’accroître ses besoins de consommation, le Nigéria entend faire de la campagne agricole 2023 – 2024 celle historique pour la filière blé. C’est ce qu’anticipe le Département américain de l’agriculture (USDA) dans son dernier rapport sur le marché céréalier de la première économie africaine.
Selon les prévisions de l’USDA, le pays pourrait récolter jusqu’à 156 000 tonnes de la graminée pour le compte de ladite saison, soit 40 % de plus que le volume précédent. Cette hausse devrait découler d’une progression des superficies emblavées de 30 % à 130 000 hectares en raison des prix incitatifs à la production.
Mieux, détaillent nos confrères du site d’information commodafrica.com, les efforts du gouvernement – qui a notamment adopté en 2022 une stratégie nationale du blé – porteraient ses fruits en 2023/24 avec une hausse anticipée de 42% de la production nationale mais à seulement 156 000 tonnes. A la faveur d’un protocole d’accord entre la Flour millers association of Nigeria (FMAN) et la Wheat farmers association of Nigeria (WFAN) pour acheter le blé à un prix compétitif, les superficies devraient croitre de 30 à 42%. Le protocole couvre également l’appui à la production de semences et aux agriculteurs via des prêts aux intrants. Autant d’initiatives qui devraient accroître également les rendements avec une augmentation anticipée de 9%.
En outre, la FMAN s’est engagée auprès de 6 semenciers pour obtenir en quantité suffisante des semences améliorées et cultiver la céréale sur une superficie de 10 000 hectares à la fois en saison sèche et en saison des pluies au cours de l’année fiscale 2023/2024. Ce projet devrait concerner 4 300 agriculteurs dans les États de Kano, Jigawa, Sokoto, Kebbi, Zamfara, Bauchi et Kaduna.
Rappelons qu’au Nigéria, les besoins de consommation de blé s’élèvent à plus de 5,3 millions de tonnes par an.
Moctar FICOU / VivAfrik


Laisser un commentaire