Sénégal : « Le BRT va apporter des améliorations en matière de protection de l’environnement et de résilience au changement climatique », selon l’ingénieur Khadim Niang

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L’ingénieur polytechnicien Khadim Niang, chargé du Bus rapid transit (BRT) a signifié que « le BRT va apporter des améliorations en matière de protection de l’environnement et de résilience au changement climatique, parce que ses bus sont cent pour cent électriques, avec une émission polluante nulle ».

Le projet de transport de masse ou Bus rapid transit de Dakar, dont la mise en service a été officialisée mercredi 27 décembre 2023, va « apporter des solutions structurelles aux problèmes liés au transport urbain, en termes de rapidité, de régularité, de sécurité et de confort des voyageurs », a assuré M. Niang, relevant que toutes les 23 stations de l’ouvrage devant transporter quelque 300 000 passagers par jour vont fonctionner à l’énergie solaire.

La quantité de gaz carbonique « évitée » grâce au BRT en trente ans est estimée à 1,8 million de tonnes, ce qui équivaut à 260 000 voitures en moyenne, a déclaré l’ingénieur.

Khadim Niang a renchéri que le Bus rapid transit est un moyen de transport de masse existant dans une petite poignée de villes, dont Bogota (Colombie), Dar es Salam (Tanzanie) et Lima (Pérou), que des ingénieurs sénégalais ont visitées pour mieux élaborer le projet de BRT de Dakar.

« Le bus rapid transit de Dakar est la synthèse de ceux des trois villes que j’ai énumérées (Bogota, Dar es Salam et Lima). Nous avons relevé toutes les erreurs de construction de ces BRT et les avons corrigées pour faire de celui de Dakar le premier de cette envergure dans le monde », a assuré M. Niang.

La nouvelle infrastructure en construction depuis trois ans va relier les villes de Dakar et de Guédiawaye, soit 18,3 kilomètres, en traversant 14 communes d’arrondissement, selon un document reçu de l’ingénieur polytechnicien chargé de sa mise en œuvre.

A l’en croire, le but de l’ouvrage est de « répondre de manière satisfaisante à la forte demande de déplacements, dans les meilleures conditions de performance », de « diminuer la congestion routière par un transfert modal de la voiture vers le BRT », de « poursuivre la politique de développement du réseau de transport collectif » et de « favoriser une connexion optimale et une intermodalité avec le Train express régional » de Dakar.

Le coût du BRT s’élève à 419 milliards de francs CFA, dont les 69 % sont fournis par l’État du Sénégal et ses partenaires économiques et financiers, selon Khadim Niang. Le restant du financement, 31 %, provient du secteur privé, a-t-il dit.

Avec 121 bus articulés, l’ouvrage va générer un millier d’emplois – dont 35 % destinés aux femmes – et réduire d’une heure trente minutes à quarante-cinq minutes – de moitié – la durée moyenne du trajet entre Dakar et Guédiawaye.

Les bus sont climatisés et comprennent chacun 150 places équipées de ports USB et d’un wifi. Ils vont circuler de 5 à 23 h.

Des voies cyclables et des voies réservées aux piétons sont aménagées sur le trajet du Bus rapid transit.

Le document a conclu que les ingénieurs ont fait preuve d’inclusion sociale en prenant en compte les personnes à mobilité réduite et les malvoyants dans la construction du BRT.

Moctar FICOU / VivAfrik

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