Sénégal : Le Conseil national de la maison de l’éleveur s’engage à jouer sa partition dans la lutte contre les changements climatiques

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Le président du Conseil national de la maison des éleveurs s’est engagé à apporter sa contribution dans la lutte contre les changements climatiques, phénomène qui affecte l’activité de ses membres, a indiqué lundi 15 janvier 2024, à Thiès.

« En tant qu’éleveurs qui faisons paître notre bétail en brousse, nous avons constaté la disparition de beaucoup d’espèces végétales, la raréfaction de l’eau, d’où un problème d’alimentation du bétail », a indiqué Ismaïla Sow qui ’exprimant lors d’un forum lors d’un forum national sur la justice climatique, tenu à la chambre de commerce de Thiès. Ismaïla Sow a expliqué que ces manques ont poussé les animaux à s’approcher des champs, accentuant ainsi les conflits entre éleveurs et agriculteurs.

« Nous avons vu que les changements climatiques nous affectent et nous ne pouvons pas y faire face (..) sans outil », a poursuivi M. Sow, pour motiver l’organisation de cette rencontre destinée notamment à outiller les jeunes membres de l’organisation, appelés à « prendre la relève » pour faire face aux changements climatiques.

La rencontre a été appuyée par l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA, en anglais), le ministère de l’Elevage et des Productions animales et le Centre de suivi écologique.

« Nous allons mouiller le maillot aux côtés de nos partenaires pour produire de bons résultats », a promis Ismaïla Sow.

De soncôté, Mamadou Barry, président de l’antenne sénégalaise de la PACJA, une plateforme présente dans 48 pays africains, et qui a financé cette activité, il est hors de question qu’au moment où tous secteurs tentent d’apporter leur contribution à la question du changement climatique, les éleveurs, « maillon essentiel du processus » soient « laissés en rade ».

Cela, d’autant plus que ces derniers sont « parmi les plus impactés par les effets des changements climatiques », a-t-il relevé.

Pour le président de la PACJA, il faut que les éleveurs, à l’image des pêcheurs, des agriculteurs, des jeunes et des femmes qui tentent contribuer à l’adaptation aux changements climatiques, « s’expriment et s’affirment dans cette bataille ».

Assurant les éleveurs de la poursuite du renforcement de leurs capacités par cette plateforme, il a préconisé qu’une « meilleure stratégie de résilience soit proposée aux éleveurs », dont il est aussi attendu qu’ils soient « mobilisés et impliqués » dans cet effort mondial contre le changement climatique.

M. Barry s’est dit rassuré de l’« engagement » et de la  »détermination » notés chez les pasteurs.  « Nous pouvons dire que nous pouvons compter sur les éleveurs et c’est ce qui est normal », a-t-il dit.

Rappelant que cette activité intervient au lendemain de la COP 28 qui s’est tenue à Dubaï et où les Etats ont pris de nombreux engagements, lesquels doivent être mis en œuvre aussi par eux que par les organisations de la société civile. D’où la nécessité, pour ce faire, de leur assurer une formation dans cette question qui est « très technique ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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