Épisode de poussière et mauvaise qualité de l’air au Sénégal : L’ANACIM alerte sur « un risque sanitaire élevé »

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Plusieurs villes du Sénégal dont la capitale Dakar, vivent, depuis mardi 23 janvier 2024, sous une enveloppe de poussière qui pollue l’atmosphère. Cette couche de poussière persistera sur l’ensemble du territoire durant les prochains jours, signale l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).  

Selon l’ANACIM, un retour à la normale n’est pas à prévoir de sitôt, car l’atmosphère restera polluée demain vendredi 27 janvier 2024, mais également le weekend.

« La visibilité demeurera mauvaise dans les localités fortement affectées, notamment le Centre, le Nord, l’Est et l’Ouest (particulièrement Dakar). En fin d’échéance, la poussière se dissipera progressivement pour disparaitre complètement en début de semaine prochaine », a informé l’ANACIM dans une nouvelle alerte, ajoutant que « des concentrations de particules fines qui dépassent 900 microgrammes par mètre cube dans l’air ».

Les météorologues confient que « la réduction des visibilités est étroitement liée à la densité de la poussière qui dégrade à son tour la qualité de l’air ». Cette dégradation de la qualité de l’air à Dakar est très accentuée pour cette journée du jeudi 25 janvier 2024, « avec des concentrations de particules (PM10 ; une des particules fines les plus dangereuses, NDLR) qui dépassent 900 microgrammes par mètre cube dans l’air ambiant ».

L’agence s’attend à une très mauvaise qualité de l’air qui persistera ces prochaines 48 heures. Par conséquent, l’ANACIM lance une alerte aux Sénégalais, car, souligne-t-elle, « il existe un risque sanitaire ‘élevé’ pour les personnes particulièrement sensibles (les personnes souffrant de maladies respiratoires, jeunes enfants et personnes âgées) ».

L’ANACIM qui prévoit une amélioration progressive de la qualité de l’air partir du 28 janvier 2024 a conclu qu’« au vu du degré d’exposition aux concentrations élevées de particules, il ne faut pas trop s’exposer à l’air ambiant et éviter les activités sportives intenses à l’extérieur ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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