Plus de 289 millions $ de financement pour développer la production et le transport de l’énergie solaire et accélérer la transition énergétique en Mauritanie

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Le ministre mauritanien de l’Économie et du Développement durable, Abdessalam Mohamed Saleh, et la directrice générale adjointe de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique du Nord, Malinne Blomberg, ont signé, jeudi 25 janvier 2024 à Nouakchott, les accords de financement pour deux projets du secteur de l’énergie en Mauritanie d’un montant total de 289,5 millions de dollars américains portant sur la production d’énergie solaire, l’interconnexion électrique transnationale et l’électrification rurale.

Selon le site internet de la BAD qui donne l’information, la cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Nany Ould Chrougha, du directeur général de la Société de gestion de l’énergie de Manantali (SOGEM), Mohamed Mahmoud Sid’Elemine, et du directeur général de la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC), Ousmane Tall.

Les financements, composés de prêt et de dons, sont destinés à mettre en œuvre le projet d’interconnexion électrique en 225 Kv Mauritanie-Mali et de développement de centrales solaires associées (PIEMM) ainsi que le projet de renforcement des investissements productifs et énergétiques pour le développement durable des zones rurales (RIMDIR).

Suffisant pour Abdelssalam Mohamed Saleh qu’« il n’y a pas de croissance économique durable et diversifiée sans une électricité de qualité, fiable et accessible à tous. Dans ce cadre, le gouvernement a élaboré des programmes ambitieux visant à garantir l’accès de tous les citoyens à l’électricité d’ici à 2030, et ceci nécessite l’exploitation optimale des sources d’énergie disponibles dans le pays, ce à quoi contribueront ces financements de la Banque africaine de developpement ».

« Nous signons aujourd’hui des accords de financement qui ouvrent la voie à la transition énérgétique de la Mauritanie. Les deux projets amélioreront le quotidien des populations avec de nouvelles opprtunités de croissance verte, d’investissements durables et d’emplois. Ils sont le témoignage de l’excellence de nos relations avec la Mauritanie qu’ils contribuent à renforcer », a, de son côté, salué Mme Blomberg.

Le premier projet, le PIEMM, consiste à réaliser une interconnexion électrique de 225 kV pour relier la Mauritanie au Mali dans le cadre de l’Initiative Desert to Power. Le programme développera des centrales solaires et établira une ligne électrique haute tension de 1 373 kilomètres, avec une capacité de transit de 600 mégawatts (MW) entre les deux pays. Les objectifs à moyen et long terme sont l’essor de la production d’énergie solaire et un accès universel à l’électricité dans les deux pays. Le projet est financé sur la partie mauritanienne par un prêt de 272 millions de dollars du Fonds africain de développement – le guichet concessionnel du Groupe de la Banque de développement – et un don de 1,5 million de dollars du Fonds vert pour le climat. Ce financement constitue le financement le plus important jamais accordé par la Banque africaine de développement à la Mauritanie.

Le deuxième projet, le RIMDIR, doté de 16 millions de dollars sous la forme d’un don du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), porte sur l’électrification rurale qui bénéficiera à 40 localités du sud-est de la Mauritanie. Il prévoit l’installation de mini-centrales photovoltaïques hybrides combinant un parc photovoltaïque et un générateur électrique d’appoint et la construction de lignes de raccordement pour relier les centrales aux villages, sous la forme d’un partenariat public-privé (PPP). Le projet soutiendra également des activités créatrices de valeur, notamment dans la chaîne du froid alimentaire (viandes, lait et légumes) et la transformation agro-alimentaire, lit-on dans le site internet de la BAD.

Rappelons que la Banque africaine de développement intervient en Mauritanie depuis plus de cinquante ans dans divers secteurs stratégiques de développement, dont l’agriculture, la gouvernance, l’eau et l’assainissement, l’énergie, le secteur minier, le secteur privé, les transports et le social.

Moctar FICOU / VivAfrik

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