Le Centre international pour le développement des engrais lance un projet de 1,5 million $ au Burkina Faso

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Le Centre international pour le développement des engrais (IFDC) a lancé, le 7 février 2024, un projet visant à améliorer l’accès et l’utilisation d’engrais par les petits exploitants agricoles au Burkina Faso. D’un coût total de 1,46 million $, le projet est financé par l’initiative « Sustain Africa » mise en œuvre par le Partenariat africain pour les engrais et l’agroindustrie (AFAP).

Fidèle à son engagement et dans la quête de réponses aux défis majeurs de l’agriculture burkinabè, IFDC a formulé un projet qui a été financé par l’initiative Sustain Africa. Ce projet vise à améliorer la sécurité alimentaire en facilitant l’accès et l’utilisation d’engrais locaux rentables.

À travers ce projet, l’IFDC prévoit d’ici au mois de mai 2024, de rendre disponibles 20 000 tonnes d’engrais au profit de 100 000 petits producteurs ainsi que 70 grossistes et détaillants.

D’un montant estimé à 1,462 millions de dollars, Sustain Africa Burkina Faso couvre huit régions que sont les Cascades, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, le Centre-ouest, le Sud-ouest, le Centre, le Centre-sud et le Plateau-central.

« C’est une intervention très rapide pour une fourniture d’engrais dans un délai très limité pour pouvoir atteindre les producteurs et réaliser les premiers impacts. Ceci s’inscrit aussi dans une initiative à long terme pour pouvoir apporter des solutions beaucoup plus durables au problème qui se pose à nos agriculteurs », a déclaré le directeur du département impact de IFDC, Dr Bocar Diagana.

Cette opération sera réalisée avec la collaboration du ministère de l’Agriculture, de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB) ou encore de l’Association des grossistes détaillants des intrants agricoles au Burkina Faso (AGRODIA).

« Les engrais seront vendus à prix réduit en tenant compte des charges de production et de l’implication des différents acteurs. C’est une intervention très rapide pour une fourniture d’engrais dans un délai très limité pour pouvoir atteindre les producteurs », a ajouté Bocar Diagana.

En Afrique subsaharienne, l’utilisation des engrais reste à un niveau encore relativement bas par rapport au reste du monde et il constitue un des principaux facteurs qui limitent la production agricole. 

Si l’on se fie aux données compilées sur la plateforme Africa Fertilizer Watch au Burkina Faso, l’utilisation apparente d’engrais était évaluée à plus de 234 000 tonnes en 2022, d’après les.

Moctar FICOU / VivAfrik

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